Le journal de Lou

Journal bordélique d'une fille dans la vingtaine

30 octobre 2009

Stargate Universe

Fichier:SGUTVlogo.jpg

Stargate Universe est la suite de la série Stargate et Stargate Atlantis, il s'agit d'une toute nouvelle série avec de nouveaux personnages et une histoire toute neuve.

Stargate Universe ressemble plus à un Star Trek qu'aux deux premières séries, l'intrigue se situe dans l'espace, loin de l'univers connu, et en tout cas loin de notre galaxie, à des milliards d'années lumières de la terre.

La série est plus sombre que les deux précédentes, c'est à dire qu'on semble avoir perdu les petites notes d'humour de Jack O'neill ou du docteur Mc Kay. La façon de filmer est également différente, plus réaliste et plus vive, moins de plans fixes. Le tout saoupoudré d'effets spéciaux qui démontrent que c'est une série à gros budget. Je ne vais pas en dire d'avantage parce que ça pourrait gâcher le plaisir des fans de Stargate (à ce propos, n'allez pas sur wikipédia parce qu'ils donnent beaucoup d'information qui gâchent les surprises ^^).

J'ai beaucoup aimé les deux séries précédentes, il est rare de pouvoir suivre des séries de science fiction aussi longues. En général elles s'arrêtent au bout d'une ou deux saisons, voir de quelques épisodes. Là on est servis puisque la série originelle se perpétue depuis des années. Pour moi c'est digne des Star Trek, surtout maintenant avec SG.U qui est un vrai petit chef d'oeuvre, c'est la qualité d'un film, on ne dirait plus vraiment une série.

On sent que les scénaristes ont voulu orienter la série différemment afin de toucher d'autres publics, notamment les adolescents mais aussi les fans de science fiction qui préfèrent regarder Star Trek. On sent que les personnages sont plus humains, y compris dans leurs faiblesses. Au départ et puisqu'il s'agit en ce moment des premiers épisodes, ça pourrait s'apparenter à un Lost, les gens pourraient accrocher comme au début de Lost ou ce genre de chose (il faut bien sur attendre encore avant que ça sorte à la télé dans les pays francophones, comme pour toutes séries américaine).

Dans le casting et pour un des roles principaux il y a Robert Carlyle (Qui a joué dans Trainspotting et Full Monty par exemple). C'est un acteur qui joue souvent des rôles assez sombres. Tout ce que je veux bien dire c'est qu'il a vraiment sa place dans la série et qu'il apporte un véritable plus avec son jeu d'acteur. Au départ je trouvais étrange de le voir dans un SG mais après le troisième épisode "ça le fait" ^^.

La série est d'une telle qualité qu'on pourrait la diffuser sur des écrans de cinéma et aller la voir toutes les semaines, on se croirait vraiment dans un film de science fiction avec des effets spéciaux impressionnants, une chouette bande-son et une histoire véritablement déboussolante, bref on est accroché à son fauteuil d'un bout à l'autre.

En attendant que la série sorte en français, ceux qui ne connaissent pas encore Stargate devraient s'y mettre, les deux séries précédentes sont très bien, même si dans un tout autre genre et une autre qualité, elles restent néanmoins de bonnes séries. Qui plus est elle comporte de nombreux épisodes, ça donne de bonnes soirées en perspectives ;).

PS : Y a des rumeurs de MMORPG aussi là derrière, mais on n'en sait pas énormément pour l'instant.

Posté par Lou2009 à 06:42 - Cinéma et séries - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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Enragée du nombril

Le cours de dessin aujourd'hui ne m'a pas plu. Comme je le craignais l'autoportrait est mortellement barbant et ingrat tout autant qu'injuste. Il faut bien dire qu'en partant de base avec des idées pareilles ça ne pouvait qu'être décevant.

J'ai bien compris le sens de tout ça. La prof nous a fait un petit cours sur les autoportrait à travers les âges et s'est arrêtée sur quelques artistes dont Helene Schjerfbeck.

Ce qui en ressort toujours malgré tout, pour moi, c'est que l'autoportrait est quelque chose de très stérile, tout autant presque que de décalquer des personnages de Walt Disney ou de peindre toujours des marguerites. Bon ok j'exagère un peu, mais c'est ce que ça m'inspire. J'ai l'impression que le monde est si vaste que c'est idiot de s'arrêter à soi, à son petit cercle, sa petite personne. Pour moi ça démontre vraiment quelque chose de moche dans le fond de ces artistes. un jour ils ont décidé de se peindre, de se dessiner, certains ont fait des centaines d'autoportrait... C'est moche de savoir ça.
Je sais que c'est surement con de dire ça, mais franchement ça m'inspire du dégout. L'autre est intéressant, mais comment peut on s'intéresser à soi comme ça ?

Dans la classe aujourd'hui il y avait un homme parfaitement désagréable qui n'était jamais venu avant. Il a râlé quand il a voulu prendre mon chevalet, alors que je m'en servais, il a eu l'air de dire "pour faire ça...". Ce monsieur faisait son autoportrait. Et je pense qu'il maitrise bien le dessin... Il a dessiné un homme parfaitement immonde, la tête relevé l'air très fier style Jules césar en drapé avec une étincelle tout à fait déplaisante dans le regard, cet autoportrait disait : regardez moi comme je suis le meilleur... Quand j'ai vu ça... ça m'a donné envie de crier.

Les autoportraits que j'ai réalisé aujourd'hui j'aurai bien envie de ne les avoir jamais dessinés. Je le sais que je ne me connais pas, que je m'en fout de moi et que je ne m'aime pas, mais je le vis bien, le monde est vaste et fort heureusement je n'ai pas à apprendre à me connaître, je peux choisir de m'ignorer.
Du coup j'ai une image tout à fait fausse de moi-même, aussi bien physiquement que pour le reste. J'ai l'impression que j'arrive mieux à cerner les autres... Mais ça ne me déçoit pas, ça ne me surprends pas, je savais bien à l'avance que ce que j'allais dessiner n'allait pas me plaire.

Le plus étrange c'est que tous autour de moi sont parvenus à faire des autoportraits qui leur ressemble, parfois un peu caricaturaux mais on les reconnait. Ils semblaient à l'aise avec le fait de se dessiner eux même... 4h à se regarder dans un miroir, c'est long et difficile, et terriblement ennuyeux. Quand je suis rentrée chez moi j'ai dessiné des crocodiles et des oiseaux, ça m'a fait du bien.

N'empêche que je suis révoltée, un peu en colère (comme souvent). Je voudrais ne plus jamais à faire ni à voir d'autoportrait jusqu'à la fin de mes nuits...

Posté par Lou2009 à 02:13 - Art - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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21 octobre 2009

Recyclage

Il y a un morceau de moi qui me pose énormément question, ou en tout cas qui me pose souvent question. (En commençant cette note je me dis déjà, rhaaa mais tu va encore parler de toi... ça commence à bien faire ma vieille...).

J'ai tendance à accumuler les choses. De l'écrire j'ai honte, c'est idiot. Mais j'ai vraiment honte de ça et j'ai du mal à en parler, j'arrive à en rire quand on me taquine mais je dois dire qu'au fond ce n'est pas drôle du tout.

Pour moi, une accumulation c'est un peu comme une collection. C'est à dire collecter des choses et les entasser. Et le vrai truc c'est que ça vaux pour tout ce que je touche. Enfin tout... non pas tout justement, c'est particulier.

Il arrive parfois qu'une personne fouille mes affaires, mon sac, mes tiroirs et toutes ces petites cachettes que j'ai partout où j'entrepose souvent sans rien en dire mes trésors. Je me fais parfois l'effet d'un écureuil, parce que souvent je ne trouve pas ce que je cherche lorsque je veux trouver quelque chose, mais fort heureusement j'ai tellement accumulé et caché de trucs partout que je tombe forcément sur autre chose de tout à fait intéressant. Et ça c'est pour le matériel, les petits objets, les petits souvenirs... Mais je n'accumule pas que du matériel.

Lorsque je vis quelque chose j'ai par exemple parfois l'envie de le garder, je m'en imprègne, j'ai la sensation que ce moment va s'envoler alors je l'imprime en moi très fortement... En fait un peu parfois comme si au lieu de me marquer au fer rouge, je me frapperai la tête sur le fer brulant... Parce que le fer s'en fout de me marquer, mais ma tête veux se manger le fer... Et ensuite j'ai l'impression d'avoir un truc en plus, en moi.
Quelques fois ça peut être aussi une personne, qui m'appartient en secret. Ou bien une nouvelle chose que je sais faire. Chaque connaissance que j'emmagasine j'ai l'impression de la garder prisonnière, elle est à moi et elle vient s'ajouter sur le tas des autres trucs que je connais. En fait c'est ce qui se passe certainement pour tout un chacun au fond, mais peut être pas cette sensation de tout garder, de tout vouloir garder pour toujours.

Quelques fois c'est très problématique. J'ai du mal à jeter certaines choses, en particulier quand elles sont restées en place un certain temps. Un vulgaire papier de bonbon qui a trainé dans ma poche pendant des semaines ne sera peut être pas jeté. Dans un premier temps je vais me dire qu'il faudrait que je le jette. Ensuite, je me dis que je m'en occuperai plus tard alors je le ré-enfourne dans ma poche, finalement je le ressors et je me dis que ça fait longtemps qu'il est là, qu'il était avec moi quand j'ai vécu ci ou ça et que donc je ne peux décemment pas le jeter, c'est comme une trace historique personnelle... Et en dernier recours je me dis aussi que ce papier de bonbon me servira surement un jour (ce qui parfois est le cas !).
J'ai malgré tout conscience qu'il faut absolument jeter certaines choses, parfois il m'est impossible de le faire seule. Alors je demande à qui est là à ce moment de s'en occuper sans m'en parler, pendant que je ne regarde pas. Ensuite je m'efforce de ne pas y penser et puis je me sens... j'ai l'impression qu'il y a une bonne chose de faite.

La sensation que j'ai quand j'ouvre par exemple un tiroir rempli de trucs idiots mais qui sont pour moi des trésors très précieux est indescriptible. Je vais néanmoins essayer. J'ouvre le tiroir doucement, j'entrouvre les yeux et petit à petit j'observe une vue d'ensemble de tous ces objets hétéroclites, ce vieu clou, ce vieux paquet de biscuit, ce mouchoir, ce papillon de nuit, une branche séchée, un long morceau de ficelle... J'ai l'impression d'être remplie et de redécouvrir tous ces objets à chaque fois (il faut dire que pour ce faire je prends bien garde de ne pas ouvrir certaines cachettes pendant très longtemps afin que la sensation de découverte ou de re-découverte sois plus intense). En fait c'est vraiment magique de pouvoir fouiller comme ça dans des boites à chaussures remplies de trucs idiots... D'ailleurs ça fonctionne encore mieux quand on fouille dans les affaires des autres. D'ailleurs en parlant de ça...

Donc il m'arrive parfois de fouiller dans les affaires des autres, sans honte puisque quand ça arrive la plupart du temps je le dis avant ou je le demande carrément, certaines personnes savent que j'aime fouiller partout. Mon frangin par exemple m'enjoint souvent à ouvrir toutes ses armoires pour voir ce qu'il y a dedans ^^. Ou bien une amie qui me laisse fouiller son sac à main ou retourner tout son portefeuille. C'est d'ailleurs l'occasion de discussion très intéressantes et qui permettent de mieux connaitre une personne.
Mais ce n'est pas de ça que je voulais parler précisément. Il m'arrive de fouiller dans les affaires d'une personne et de découvrir qu'elle ne garde rien... Ou presque rien. Et il y en a plus qu'on ne croit. Mon geek par exemple jette tout, dans son pc par exemple il y a très peu de trucs personnels alors que le mien est tellement rempli que ça tient sur plusieurs disques durs.
Je ne comprends pas du tout qu'on ne garde rien, je trouve ça toujours très suspect, alors que ça ne l'est sans doute pas. Je pense que ceux qui ne gardent rien sont soit très sanguin (allez hop je jete quitte à regretter ensuite, ça c'est comme ma mère) et d'autres très froids justement (ça je ne garde pas, ça non plus, et ça non plus parce que ça ne sers à rien et ça ne me parle pas et ça c'est comme mon geek).
Ceux qui jetent et ceux qui gardent on du mal à se comprendre j'ai l'impression. Je me suis toujours très bien entendue avec ceux qui gardent. Mes amis sont souvent des collectionneurs dans une moindre mesure (que moi, et oui je suis mon propre système de référence ^^ normal quoi). Et je trouve que comprendre ceux qui jettent c'est... compliqué. Déjà ils ne gardent pas grand chose, ils oublient tout très vite alors parfois quand tu te souviens d'un truc et pas eux on se bouffe le nez. Ensuite ils me font mal au cœur à jeter parfois des choses qui pourtant leur appartiennent en propre. Et puis finalement ce sont des gens susceptibles de jeter tout ce qui leur passe par la main, et pour moi jeter ça veux dire aussi qu'on ne pense pas à "plus tard". En effet quand on jette tout ou presque quand plus tard on doit y revenir ce n'est plus possible, et je ne comprends pas qu'on ne puisse pas penser à ça. Ceux qui jettent sont sans doute de vrais "qui vivra verra", des vivants un point c'est tout... Ceux qui gardent sont constitués de branches mortes et de branches vivantes, ils sont énormes et alourdis mais aussi remplis de tout un tas de trucs, y a jamais de silence dans leurs allées. Pourtant il y règne souvent beaucoup de solitude je trouve... et de honte, et parfois d'incompréhension, parce qu'on vit dans un monde qui jette sans doute...

Posté par Lou2009 à 06:31 - Envolées - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 octobre 2009

Trait pour trait

Tout à l'heure j'étais au cours de dessin, on a travaillé sur le portrait, jusqu'en décembre c'est ce qu'on fera, et ça se terminera par un auto-portrait. La semaine prochaine on doit amener la photo d'un membre de notre famille ou de notre entourage proche. Il s'agira de se détacher des traits de la personne qu'on connait et de la dessiner telle qu'elle est sans se laisser prendre par ses émotions ou son ressenti, ce qui nous amènera ensuite à faire l'auto-portrait plus tard. La prof a dit que si on suivait ce processus ensuite il nous sera plus facile de nous dessiner nous même que de dessiner des gens qui nous sont proches affectivement. Je ne comprends pas bien pourquoi, on verra.

Je dois dire que je n'ai pas très envie de me dessiner. Je trouve ce genre de sujet assez... emmerdant. Pas que je me sente totalement nulle ou insignifiante ou même moche. Mais je trouve ça quand même vachement mégalo de vouloir se dessiner soi-même.
Selon la prof, c'est surtout dessiner ce qu'on désire montrer aux autres de nous, hors ce genre de truc m'a toujours posé souci. En effet je suis souvent contre toute forme de parraître, j'aime être dans le brut, dans le simple et le vrai. Je ne sais jamais comment montrer toujours la même chose de moi, c'est tellement fluctuant... Surtout que selon la personne que j'ai en face ce que je montre change, et même d'une minute à l'autre. Je peux passer de l'intense colère à l'immense joie en une fraction de seconde... Je crois que dans ce cas je devrai faire des centaines d'autoportrait... Toujours cette difficulté à résumer les choses, j'ai besoin de toutes les dires, toutes en même temps si possible et sans freins... Je crois que je ne parviendrais pas à faire ça... Quand ça sera le moment de faire cet autoportrait il faudra que je le dise à la prof je pense, elle aura peut être une solution. Mais là, je ne vois pas, à moins de faire une vidéo... hors un dessin c'est fixe, c'est une sorte d'instantané. Pourtant quand on regarde certains portraits, on peut y voir beaucoup de choses différentes, mais à mon avis il faut être extrêmement doué pour y parvenir. La joconde par exemple, un grand classique, est une vraie caméléonne... Si on y regarde bien, pendant longtemps on peut y voir un homme aux cheveux longs, une femme triste, une femme gaie, une femme mystérieuse, une femme perdue, etc etc... Enfin je dis ça sans l'avoir étudié en histoire de l'art, juste en la regardant, si ça tombe je me goure. De vinci quand même c'était un sur-artiste.

Ce qui me chiffonne également c'est que je ne suis pas certaine d'avoir très envie de montrer qui je suis dans mon autoportrait. Je ressens ça très négativement, comme une sorte d'agression. Il y a beaucoup de choses qui m'agressent en fait dans certains exercices demandés en classe. Le truc c'est que j'arrive à chaque fois à m'enfuir de la prison des consignes, c'est les beaux arts, pas une école de comptabilité. Alors quand la prof demande d'écrire pour délier notre geste, moi je lui demande de ne pas écrire du tout, parce que je déteste écrire, ça me renvoie à un enfermement, une obligation (je parle de l'écriture manuscrite), la prof qui m'a appris à écrire quand j'étais petite était une vraie sorcière et ça m'a dégoutée de la calligraphie... J'écris très mal, le seul truc que j'ai trouvé c'est d'écrire très grand, pour qu'on sache me lire, autrement j'écris tout petit, très serré et j'applatis toutes les lettres. Je tiens mon crayon très mal. Alors quand elle demande d'écrire pour délier notre geste, moi ça ne risque pas de me délier mon geste, ça risque surtout de vite m'énerver et de saccader mes gestes... Heureusement elle est compréhensive et elle connait son métier on dirait, elle ne force personne, elle essaye toujours de trouver des trucs pour chacun et comme on est que 5-6 dans notre groupe du jeudi, elle a le temps pour chacun.

Pourtant je sens bien que j'ai besoin de ces consignes, même si je les ressens agressivement. Je sens que je peux m'en servir comme base, après je peux toujours contourner sur les bords, d'ailleurs c'est mieux je crois... Mais tout de même c'est un peu con d'être à ce point comme un animal traqué... Je ne supporte aucune directive.

Là, si je devais dessiner mon auto-portrait, sans consigne aucune, sans préparation préalable, je desssinerai une sorte de femme des cavernes hirsutes, avec des yeux très noirs, méfiante et enragée... A mon avis ça risque de ne pas me plaire... Je me demande s'il ne faut pas être prêt pour faire son auto-portrait... je ne pense pas l'être... on verra.

Les autres ne semblent pas s'effrayer, ils sont plutôt enthousiastes, ils rient, ils papotent. On dirait que pour eux c'est juste un loisir, ils aiment ça, ça ne leur fait pas mal, et ils sont contents d'eux, ils pestent parfois de ne pas parvenir à un résultat satisfaisant mais ils sont tout de même contents. Ils me font parfois penser à des enfants qui apprennent à marcher, ils lancent des sos de naufragés et la prof navigue pour prodiguer ses bons soins à nos oeuvres d'apprenti randonneurs... J'sais pas. Mais je les aime bien mes compagnons de route, ils sont tout doux, je me sens en sécurité avec eux, personne ne se juge et ils sont tous bien plus vieux que moi alors je m'entends bien avec tout le monde. C'est bizarre que je m'intègre si facilement. Tout à l'heure j'étais un peu en retard alors ils ont décidé de m'attendre avant de commencer :) j'ai trouvé ça trop bien, en attendant ils papotaient et ils se sont tous exclamés en me voyant arriver toute essoufflée... Une ambiance comme ça, ça aide énormément à se sentir bien quelque part.

Et puis ma main devient... habile. Et j'ai remarqué un truc, en faisant plusieurs fois de suite un sujet plus on le fait plus on le réussit de mieux en mieux. Au départ je dessine un truc, j'ai un peu mal au ventre quand la feuille est blanche, j'ai le trac alors je me donne un coup de pied au cul pour me lancer (parce qu'une fois lancée ça va). Le premier dessin du sujet je cherche, j'observe beaucoup, je corrige etc... Le deuxième dessin, j'ai mémorisé énormément le tout, c'est marrant mais j'arrive presque à reproduire en mieux le premier dessin en ne jetant que quelques regards au sujet. Le troisième dessin c'est genre j'ai trouvé ce que je cherchais dans mon observation, je pourrai quasiment le refaire les yeux fermés (enfin c'est exagéré de dire ça mais c'est ce que je ressens) et je me sens à l'aise. Les premiers jets une fois que j'ai fait le dernier je les trouve beaucoup moins bien.
J'avais trouvé un autre truc du genre... Tu dessine un truc, et les premiers traits c'est vraiment pas terrible, tu râle un peu, t'as envie de laisser tomber, mais non ! Il ne faut pas laisser tomber, il faut continuer, et tout d'un coup tu te dis : ah ben oui j'ai bien fait d'insister... Dessiner ça prends vachement de temps en fait et il ne faut pas avoir peur de recommencer sans arrêt jusqu'à trouver la vérité, le trait qu'il faut, etc etc. Et chemin faisant l'interprétation vient toute seule, on dessine une ombre et elle nous parle intérieurement, on a envie de la modifier par ci ou par là pour accentuer un truc, on a envie d'isoler tel truc pour le mettre en avant... C'est un processus qui demande du temps, et surtout d'insister, insister, insister, et on fini toujours par y arriver. Je trouve ça génial. Après on se sent s'envoler, on se sent vachement léger, le mal de ventre du début a disparu et on sent vraiment qu'on a réussi un truc ou en tout cas qu'on a exprimé ce qu'on voulait, qu'on a donné ce qu'on pouvait. Et à présent, je me demande comment j'ai pu faire sans... J'ai envie que tous les gens que j'aime dessinent (mais bon c'est idiot, peut être qu'ils ne ressentiraient pas ça du tout). C'est un peu comme quand on lit de bons livres et qu'on a envie de les prêter, juste pour savoir qu'une autre personne ressentira tout ce qu'on a ressenti en lisant.

Bah... quelle tartine... Mais j'ai besoin d'en parler, je pourrai en parler pendant des jours et des jours sans m'arrêter, je m'abstiens heureusement sinon je saoulerais vite tout le monde (et en particulier mon geek, il aime bien ce que je fais, mais au bout d'un moment il en a marre ^^ et ça je le comprends vraiment parce qu'il y a peu de temps c'était pareil pour moi). J'ai tellement de questions, tellement le besoin de raconter tout ça... Y aurait des pages, des milliers de pages. Et je garde tout, alors ça bouillonne et ensuite à mon avis ça me sert quand je dessine quelque chose.. Hum

PS : En plus on a un nouveau jeu avec geek, je lui demande d'aller chercher trois objets n'importe lesquels et je dois les dessiner ^^ ensuite il regarde ce que ça donne. L'autre jour il m'a apporté un marteau, une vieille souris et sa statue de dragon. j'aime bien ce jeu.

Posté par Lou2009 à 04:04 - Art - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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14 octobre 2009

La moissoneuse d'âmes

J'ai l'impression que ça fait des années-lumières que je n'ai pas écrit ici, pourtant ça fait moins de trois mois. Je me suis complètement déconnectée de l'écriture. En fait, j'ai très peu écrit, à part quelques petits trucs pratiques qui à mon avis ne concernent en rien cette envie d'écrire qu'on a parfois (enfin que j'avais parfois).

Ce qui a fondamentalement changé en moi, je ne l'explique pas du tout. C'est parti un beau jour d'une envie de dessiner un truc avec ma tablette graphique sous Photoshop. N'y arrivant pas, je me suis dit qu'il fallait absolument que je me mette à apprendre à dessiner, sinon jamais je ne parviendrai à représenter ce que j'ai toujours eu envie de montrer.
Je pensais avant, que seule l'écriture me permettrait de sortir tout ça, parce que j'ai toujours eu des facilités à l'écriture (d'autres disent "don" mais moi je n'aime pas ça, je dirai plutôt "dispositions"), donc je me sentais à l'aise là dedans. Petit à petit à force de moins en moins écrire et de plus en plus lire des choses très mal écrites, j'ai perdu le nord en matière d'écriture, je ne parvenais plus à utiliser cet outil, et donc j'étais désormais privée du seul moyen d'expression que j'avais.

Je me suis mise donc à dessiner, j'ai consulté des sites d'apprentissage du dessin, je me suis acheté un carnet de croquis et je me suis astreinte tous les soirs à dessiner quelque chose, n'importe quoi. Je dis m'astreindre, parce que c'était le cas. J'ai toujours été persuadée au fond de moi que j'étais nulle pour le dessin et les arts graphiques en général. En fait ça remonte à un jour à la con, quand j'étais petite, je voulais dessiner un avion mais il ne ressemblait pas du tout à ce que j'en attendais, alors je suis allée trouver mon père pour qu'il m'en dessine un, afin que je puisse voir ce qui cloche dans mon dessin. Et il m'a fait un dessin super bien fait à la va vite, ça ressemblait à un avion, pour moi c'était limite une photo (hors ce n'était pas le cas, c'était un petit croquis fait à la va vite). Et là je me suis sentie nulle. Je n'ai pas trouvé normal que mon avion soit si moche et le sien si beau et ressemblant. Me voilà donc persuadée que le dessin est hors de ma portée, pour toujours. Après bien sûr je m'y suis encore essayée... Mais là franchement ça m'a achevée. J'ai découpé des photos dans des magazines et je me suis acharnée à les reproduire, je savais que ce n'était pas tout à fait ressemblant mais j'étais contente de moi parce que j'avais réussi à dépasser un truc qui me bloquait. Alors j'ai montré ces dessins à mon prof d'art plastique en secondaire et il m'a envoyée ballader en disant que franchement c'était très nul et que je devrais faire autre chose plutôt que ça, qu'il y a des gens doués et des gens nuls blablabla. Vraiment ça m'a touchée et je n'ai plus voulu redessiner jusqu'à présent. (Sans oublier que ma mère est peintre et mon frère a fait les beaux arts et que du coup je me sentais encore plus nulle, comme une branche pourrie ou un truc du genre).

Je n'ai pas trouvé de tutoriaux assez complet et précis pour apprendre à dessiner correctement sur internet. J'ai demandé quelques explications à mon frère et ma mère ce qui m'a pas mal aidée et étrangement j'ai commencé à prendre plaisir à tout ça. Ma mère m'a apporté de la peinture et d'autres trucs, j'ai tout testé et tout ça m'a énormément plu. Alors j'ai voulu suivre des cours de dessin aux beaux arts. Ma mère et mon frère m'ont dit que je ferai mieux d'aller en peinture parce que le dessin c'est difficile et frustrant et que ça n'allait pas me plaire. Pourtant je suis restée sur mon idée et me voici à présent après 1 mois et demi de cours dans les pattes (enfin 4h par semaine).

Toute la semaine j'attends que le jeudi arrive, je ne ressens pas ça comme des cours et je me sens très à l'aise là-bas, ce qui est très étonnant. D'habitude dans un groupe de personnes et surtout dans une classe je me sens sur le côté et très stressée.

Donc... premier jour, je me pointe avec mon petit carnet de croquis, mon crayon, une gomme. Quand je suis arrivée tout le monde était déjà au travail (en réalité j'étais en avance, j'étais arrivée à la fin du premier cours qui fini un peu avant le mien). La prof m'a posé des questions du genre : pourquoi veux-tu dessiner ? Est-ce que tu as déjà suivi des cours ici ? Blablabla. Je ne sais plus trop ce que j'ai répondu. Ensuite elle m'a tendu une photocopie d'une peinture et m'a demandé de la "reproduire" le plus fidèlement possible. Je me suis mise tout de suite au boulot, je n'ai pas trouvé ça particulièrement difficile, je ne parvenais pas à reproduire fidèlement la peinture alors j'ai improvisé, je me suis lancé dans ce que je ressentais par rapport à elle.
La prof est passée voir si ça allait, je lui ai dit : ben euh... je ne sais pas. Et elle de me dire : comment ça tu ne sais pas ?
Ben en fait je trouve que tout d'un coup je me suis lâchée et je n'ai pas reprodui fidèlement le truc. Et elle elle m'a dit : mais c'est très bien, c'est ce que j'attendais en fait.
Du coup elle m'a demandé de passer directement à un autre travail, encore de la reproduction mais d'un truc figuratif, je devais choisir ce qui me plaisait dans la peinture. J'ai vite vu que je ne parvenais pas à représenter certains trucs, en fait c'était une photocopie dont elle avait augmenté les contrastes à fond pour qu'on ait plus de facilités à la reproduire, je ne comprenais pas ce que je voyais, alors elle m'a montré la photo en couleur et j'ai compris ^^. Après le truc était vachement ressemblant. Ensuite elle m'a appris à mettre des ombres etc pour que tout n'ait pas l'air tout applati. J'ai vraiment aimé ça, je n'ai pas vu passer les 4heures.

Aux autres cours il s'est passé plein de choses, à chaque fois la prof trouve ce que je fais très bien, elle semble utiliser ce que je fais pour expliquer des choses aux autres, et elle semble étonnée à chaque fois quand elle vient voir ce que je fais, elle s'étonne aussi toujours du fait que je ne suis pas satisfaite de ce que j'ai fait, elle me dit que je suis trop exigeante. C'est peut être vrai, mais je sais qu'il ne faut pas se reposer sur ses acquis, et que de ne pas se satisfaire de ce qu'on fait permet d'avancer. Je pense que ce qu'elle veux dire surtout c'est que j'ai tendance à trop dénigrer ce que je fais au point de ne pas voir parfois que certains trucs sont super.
Je lui pose plein de questions, c'est marrant parce qu'elle me réponds toujours comme si c'était un truc évident, alors que pour moi ça ne l'est pas.
Elle veux qu'on se lâche, qu'on libère nos traits, qu'on ne réfléchisse pas trop, ça tombe bien on dirait que c'est mon truc ça. Je suis certaine que c'est parce que je n'ai plus peur, et parce que je sais que c'est possible. Et puis je suis calme, apaisée.
Elle me force à reprendre des dessins que je n'ai pas aimé et que je trouve nul, soit pour les modifier, soit pour trouver en un un morceau qui est plaisant pour moi... C'est difficile. Je vois ses yeux qui pétillent de malice quand elle me demande un truc que je trouve absurde, et ensuite elle vient m'expliquer et je dis : aaaaaaaah c'était ça ^^ et elle me dit toujours "je me demande à chaque fois si tu n'es pas en train de penser que je suis totalement folle" ^^. Non, je trouve juste que c'est étrange que parfois il n'y ai pas d'explication à certaines choses, elles sortent, elles sont là sur le papier mais on ne sait pas d'où elles viennent ni ce qu'elles veulent dire... Jusqu'à ce qu'elle s'exclame "ça c'est très fort" ou bien "vous ressentez ceci ?" .

Enfin bref... Ce qui ressort de tout ça pour moi c'est que les cours de dessin c'est un peu comme d'aller chez un psy, c'est fou comme ça fait comprendre tout un tas de chose (remarquez je ne suis jamais allée chez un psy). Je comprends que je vois les choses plus grandes qu'elles ne le sont, que j'ai envie de tout exagérer, de tout amplifier, je comprends que je me sens toujours nulle alors qu'en fait parfois ce n'est pas le cas du tout, je comprends qu'il y a énormément de colère en moi qui ne demande qu'à s'en aller, je comprends que j'ai des choses à dire que je ne soupçonnais même pas et je comprends surtout qu'avant de dessiner j'étais enfermée et je ne pouvais pas communiquer, et ça c'est vraiment une révélation.

Quand je vais au cours je me sens comme ces journées pluvieuses où on installait tous les crayons, peintures, papiers etc etc sur la table et qu'on faisait tout un tas de truc, que ma mère nous expliquait certaines choses qui nous semblaient magiques et qui s'émerveillait avec nous. Je suis sûre que c'est maintenant que ces choses me servent, c'est dingue de n'y repenser que maintenant, surtout pour moi qui aime se souvenir, limite vivre dans le passé. Et je ne dis pas ça pour lui faire plaisir :) (parce qu'elle lira surement ceci).

Je ne sais pas où ça me mênera, mais je m'en fout. Et ça franchement c'est une première. Tout ça n'a pour moi aucune finalité que le plaisir que j'y prends. D'ailleurs je n'ai pas très envie de montrer ça à d'autres personnes qu'à mon entourage proche. Même montrer ce que je fais à la prof où aux gens qui sont avec moi au cours je trouve ça barbant. C'est un aspect que je ne comprends pas; vouloir à tout prix montrer ses oeuvres, les vendre et je ne sais quoi. Moi je m'en fiche d'être reconnue, enfin c'est faux, j'aimerai ne jamais l'être parce que j'ai envie d'avoir la paix. Ce n'est pas par excès de grosse tête masquée sous une fausse humilité, c'est la vérité, je n'ai rien à dire au monde entier, je n'ai que des choses à dire à l'eau, à mon chat, au vent, à ceux que j'aime, à mon oreiller... Enfin je crois... hum. Je trouve n'empêche que c'est gonflé d'exposer. Je trouve ça totalement peu naturel. D'ailleurs ce que les gens disent dans les expos et les vernissage n'a absolument rien à voir avec l'acte de dessiner ou de peindre ou de scuplter ou que sais-je. Tout ce qu'ils disent me semble vide, vraiment vide...

En fait ça me fait toujours penser à un conte que j'ai entendu il y a longtemps. C'est l'histoire d'un roi très bête qui dépensait tout l'argent du royaume pour parraitre mieux qu'il n'était à ses sujets. Alors il entendit parler de deux tailleurs très habiles qui étaient capables de faire des vêtements magiques, il les demanda aussitôt.
Connaissant le roi de réputation, les deux tailleurs décidèrent de lui jouer un tour.
Ils se présentèrent à lui et lui dirent qu'ils allaient lui fabriquer un habit si merveilleux que jamais il n'y en aura d'aussi beau, d'aussi magnifique, etc etc. Pour ce faire ils exigaient de la bonne nourriture, d'être bien logés à la cour, du fil d'or, et des tas de trucs vachement chers. On leur donnait parce que tout le monde pensait que c'était pour l'habit du roi (bon en fait je me demande si ce n'était pas un empereur finalement ?). Il y avait un seul ministre qui voyait tout ça d'un mauvais oeil, déjà il trouvait qu'il ne restait pas énormément de fric et il trouvait que c'était cher payé pour des fringues.
Il entra dans la pièce où étaient les tailleurs et ils semblaient s'affairer autour de rien du tout. Le ministre leur demanda pourquoi ils n'avaient rien foutu depuis tout ce temps et les tailleurs de répondre : "comment vous ne voyez pas l'habit ?" Le ministre "Non, je ne le vois pas". "C'est étrange qu'une personne intelligente comme vous ne voit pas l'habit car il est cousu d'une manière si fine que seules les personnes intelligentes et de qualités peuvent le voir" Le ministre bien embarassé de ne pas voir l'habit leur dit qu'en fait il le voyait.
Tous les gens de la cours qui venaient voir l'habit prétendirent le voir de peur de passer pour des idiots et des rustres, quand ils y allaient à plusieurs, ils s'exclamaient encore plus fort pour que le voisin sache bien qu'ils voyaient l'habit. Mais au fond d'eux ils se sentaient tous idiots et indignes de voir ce vêtement merveilleux, ils gardaient ça secret pour sauver les apparences.
Vint enfin le jour où les tailleurs dirent que l'habit était terminé et le roi se rendit près d'eux pour les derniers ajustements, le roi décida que le jour même il irait prendre un bain de foule parmis ses sujets pour tester l'effet que produirait l'habit sur son peuple. Les tailleurs demandèrent au roi de se déshabiller et firent semblant d'aider le roi à enfiler le vêtement. Le roi se dit que c'était un habit très fin parce qu'il pouvait sentir le vent sur sa peau et il avait vachement froid.
Il s'en alla avec toute sa cour se présenter au peuple de son royaume, le roi ne voyait pas l'habit mais il ne pouvait l'avouer.
C'est alors qu'un fermier dans la foule s'exclama : "Le roi est à poil" les minsitres pensèrent que le fermier était bien trop idiot et archaïque pour voir le vêtement. Mais plusieurs personnes s'exclamèrent et tout le monde fini par avouer que personne ne voyait de fringues sur le roi, le roi était à poil devant son peuple réuni... Pendant ce temps les tailleurs s'étaient barrés et avaient tout pris. Fin.

Enfin bon, voilà à quoi ça me fait penser. Tu vois des gens devant une toile qui disent des banalités, des trucs idiots qui n'ont rien à voir, ils font croire qu'ils ne sont pas idiots, ils montrent qu'ils sont civilisés et qu'ils valent la peine, alors qu'au fond ils se sentent nuls et ils sentent que ça leur échappe. Ils savent qu'ils ne doivent pas dire : ce truc est moche ou ce machin ne me plait pas, ce bazar est sans interêt aucun, etc etc. Ils ne peuvnet pas dire qu'ils ne comprennent pas, alors ils font semblant de voir l'habit du roi.
Et puis passe un gamin pas plus haut qu'un tabouret de bar et qui dit : mais c'est vachement nul ce truc. Et tout le monde de se dire au fond de soi... ouais c'est vrai.
Si seulement ils exprimaient tous uniquement la vérité au fond d'eux, et s'ils ne venaient pas aux expos se montrer, prouver qu'ils voient les habits du roi... Enfin bon, voilà pourquoi ça ne m'interesse pas de montrer tout ça à d'autres gens. (Pas que pour ça mais en partie).

Les hommes préhistoriques de ce qu'on en sait, ne peignaient pas sur les murs de leurs grottes pour faire des expositions mais pour capturer l'âme et l'essence de l'être ou de l'évènement qu'ils avaient représentés. Et pour moi c'est la vraie raison d'être de l'art. L'art ce n'est pas de faire de l'art mais de capturer l'essence de chaque chose pour toujours, dans quel but je ne sais pas encore... C'est vrai une fois capturés, on en fait quoi ? C'est quand même vachement un truc de collectionneurs, un truc de gardiens ancestraux. Hum...

Enfin voilà j'ai écrit. Mais bon... hum... je retourne à mes crayons.

Posté par Lou2009 à 02:17 - Art - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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