29 janvier 2009
Sur un radeau, en évitant les grosses vagues...
Les histoires de naufrages et de naufragés font partie de mes histoires préférées, j'aime beaucoup les bateaux en pleine tempête et les histoires de survie en haute montagne, qui plus est ça peut devenir utile si un jour (par malheur ?) je m'échoue sur une ile ou je dois passer la nuit en pleine tempête de neige. Me reste cependant un obstacle : moi. Parce que pour survivre il faut croire en soi à fond et surtout s'accrocher à la vie pour ce qu'elle a de meilleur à nous montrer dans le futur, et c'est franchement pas mon cas... Mais qui peut dire à l'avance qu'il serait capable de survivre ou non ?
Même si elles sont peu réalistes, les histoires à la Robinson Crusoëe sont très agréables, dans ce genre d'histoire on n'a pas envie que le héros soit sauvés, on a envie qu'il reste sur son île pour toujours. Parmis celles-là, j'ai lu quand j'étais petite j'ai lu "Ratafia" c'est l'histoire d'un rat des villes qui quitte sa famille pour s'embarquer à bord d'un bateau rempli de victuailles, cependant pendant la traversée il s'échoue sur une île et doit survivre... J'ai beaucoup aimé cette histoire, elle est très poétique, bien sûr les rats sont quelques peu humanisés mais pas à outrance comme ils pourraient l'être dans un Disney dégoulinant -_- non, juste ce qu'il faut.
Sa majesté des mouches et Moonfleet font partie également de mes préférés en la matière.
Les deux films que j'ai préféré en la matière c'est un vieux films des années 60-70 assez irréaliste avec une famille qui échoue sur une île et parvient à construire une maison et tout un tas de truc, et les enfants deviennent ados et là paf une jeune fille échoue elle aussi et se marie avec l'ainé ^^ huhu c'est pas réaliste mais bon. Et puis il y a aussi le lagon bleu et le retour au lagon bleu. Le plus réussi c'est seul au monde car il montre le vrai visage des naufrages et de la vie des naufragés sur les îles désertes à mon avis, car il y a plus de chance de s'échouer sur une île miniscule et très inhospitalière que l'inverse... et puis en général on n'échoue pas en famille je pense... et puis il montre bien que la survie dépends aussi beaucoup de la chance, ainsi que la solitude et le désaroi qu'on doit ressentir alors qu'on est si isolé...
Il y a tellement d'oeuvres cinématographiques et littéraires sur le sujet qu'il serait presque impossible de faire le tour en toute une vie, sans compter sur les témoignages de gens ayant vécus des naufrages, ainsi que les documentaires sur la survie en général. C'est très très vaste. Mais ça me fait du bien de me dire que ça n'a presque pas de fin, parce qu'alors j'aurai toujours de quoi faire avec ce sujet que j'aime bien :).
Et puis il y a cette question : 'si vous alliez sur une île déserte, quelles seraient les trois choses que vous emporteriez ?"
A chaque fois j'hésite, surtout qu'il y a plusieurs manières de répondre à cette question. La manière lyrique consiste à emporter les choses qu'on préfère comme par exemple son bouquin préféré, son amoureux, son animal de compagnie, enfin ce genre de trucs quoi. La seconde manière est la manière "survie" : un couteau, de la corde, un briquet, des bougies, etc etc... La troisième manière, je l'apellerais "réaliste" consiste à emporter : un téléphone satellite, un réservoir d'eau potable, un avion, un bateau, une balise gps, une carte de la zone, etc etc ^^. Mais au fond la seule vraie façon de répondre c'est : mon savoir en matière de survie. Et en celà c'est un peu important de savoir que la noix de coco ça donne la diarhée à force, qu'on peut se servir des feuilles comme récipient pour boire de l'eau, qu'il ne faut pas boire de l'eau de mer, qu'il faut trouver de l'eau douce, se fabriquer un abris, se protéger des rayons ardent du soleil, ... Je ne sais pas si de savoir tout ça me servira un jour, mais il vaux toujours mieux d'avoir ça dans un coin de la tête, juste au cas où et pourquoi pas de transmettre ces petites choses simples à qui veux l'entendre, d'autant que ce n'est pas qu'utile dans ces cas là, ça peut être aussi très interessant et divertissant.
Mais les naufragés ne sont pas toujours ceux qu'on croit... Je pense au protagonistes du film "les survivants" par exemple ou bien à cette caravane qui s'est perdue en plein hiver en amérique lors d'une traversée d'est en ouest et dont les gens ont du s'entre dévorer (en fait c'est assez flou). Quand on parle de naufrage on voit de suite l'île déserte, les palmiers, le sable chaud, les cabanes immenses, peut être même des bateaux qui coulent, mais on ne pense pas qu'un survivant d'un avion qui s'est écrasé est aussi un naufragé, et qu'un type en plein désert est quelque part un naufragé (et là on peut penser au patient anglais :s). En matière de naufrage et de survie, il faut je crois, garder l'esprit ouvert et surtout ne pas se prononcer sur ce que nous aurions fait, car nous ne le saurons jamais, sauf si nous sommes nous même des survivants... Ce que je ne souhaite pas, car à part quelques récits exceptionnels de gens qui ont survécu, en général, ça se termine assez mal.
Et enfin je termine cette note sur ce tableau qui illustre tout autant les naufrages que l'instinct de survie et l'instinct de mort, celui qui nous fait avancer et celui qui fait qu'on s'arrête, parce qu'épuisés ou tout simplement moralement dépassés. Seront-ils sauvés (si l'on en croit le contexte historique oui ^^) ? Et surtout : à quoi pense l'homme au voile rouge tout à l'arrière ? Et puis à l'époque où il a été peint, c'était une oeuvre engagée contre l'état... et il me semble approprié dans le contexte actuel... espoir... désespoir... pris entre deux vagues, voguant vers de noirs nuages... Alors moi je suis l'homme assis à côté de celui qui regarde en arrière, je regarde en avant mais je suis peu enthousiaste, je suis pessimiste, je ne me lève pas pour agiter les bras, j'attends...
28 janvier 2009
Occident : un mort = un drame national, le reste du monde : des milliers de morts = tout le monde s'en fout...
L'humanité a la mémoire courte et pourtant désire toujours la veangeance immédiatement, ça me semble très contradictoire, vengeance ou même réparation et parfois tout simplement le désir que "ça n'arrive plus" mais rien de tout ça ne fonctionne étant donné qu'après un ou deux mois l'homme est déjà passé à autre chose, un autre drame, une autre guerre et ne se préoccupe en général plus du drame précédent. De plus il semble qu'il y ai des grades dans la gravité des drames, un Tsunami faisant des centaines de victimes provenant des pays occidentaux c'est un drame universel, pourtant certains pays d'Afrique ont fait plus de morts que ce tsunami, mais comme ils sont noirs tout le monde s'en fout (noirs ou pauvres, en tout les cas dans la tête des gens et en particulier des journalistes, ce n'est pas pareil un mort africains qu'un mort occidental).
Dernièrement en Belgique c'est le drame de terremonde qui est sous les feux de la rampe. Pour ceux qui ne suivraient pas l'actualité ou que l'info n'a pas traversé les frontières j'explique : un malade mental (un vrai hein, c'est pas une expression) s'est échappé de son asile et est allé tuer trois bébés et une puéricultrice dans une crèche (et en a blessé plusieurs, dont un bébé qui est encore à l'hôpital dans un état critique). Chaque jour le JT parle de cet évènement, on interview les gens pour savoir ce qu'ils en pensent, on nous montre que d'autres crèches mettent en place des systèmes de sécurité et évidemment on parle des hopitaux psy et de leur incompétence...
Bon ok c'est triste des bébés poignardés par un malade, mais faut pas oublier que depuis que j'ai commencé à écrire ce texte y a surement au moins trois ou quatre bébés dans le monde qui sont morts de faim ou de soif, ce sont des morts lentes et douloureuses... je sais qu'on ne peut pas comparer ce genre de choses mais ce que je veux dire c'est que contre la mort par famine de ces enfants on peut faire quelque chose, mais renforcer la sécurité dans les crèches ne changera rien, c'est un évènement isolé qui a très peu de chance de se reproduire, qui aurait l'idée d'aller massacrer des bébés ? Renforcer la sécurité ne fera que générer d'autres drames qui plus est, comme ça se voit souvent, plus on met de cadenas, plus il y a de vols... Enfin c'est une expression mais je pense que ça peut se vérifier.
Le pire c'est que dans deux mois plus personne n'y pensera, et dans deux ans on en reparlera parce qu'il y aura ou non un procès et basta parce qu'on parlera d'un autre truc qui semblera à tous plus importants. Malheureusement on ne parlera pas des vraies choses, des choses qui tuent des milliers de gens : l'écologie, la nourriture, les systèmes politiques douteux (voir carrément monstrueux)... Non on en parlera pas, parce que ça se passe à des milliers de km de chez nous. De temps en temps on voit un reportage mais personne n'a envie de le regarder, non les gens préfèrent une émission d'1h30 sur Christian Ranucci, l'affaire du pull over rouge que sur les massacres perpétrés au Congo ou sur ce nouveau complément alimentaire miracle fabriqué par une société française qui s'octroie le monopole de la guérison de la famine en distribuant à ses propres prix ce produit aux ONG compétentes...
Et encore mieux... qui se souvient encore de Natacha Kampuch qui avait pourtant ému le monde ? Qui se souvient encore d'Oussama Ben Laden ou de ce tremblement de terre meurtrier en Chine un peu avant les J.O. de 2008 ? Qui se souvient de ces Irakiens torturés et ridiculisés, filmés par des militaires américains ? Moi en tout cas je m'en souviens... Je ne comprends pas qu'on puisse faire tout un foin d'une histoire et ensuite s'en désinteresser aussi vite. C'est toujours le même scénario, on s'offusque, on ne parle plus que de ça, on manifeste même parfois, on veux que ça n'arrive plus, et hop fini on parle d'un autre truc sur lequel on larmoye encore plus... Comme si parfois il y avait une escalade, comme si les gens pouvaient comparer les drames dans une logique qui m'échappe totalement.
Oublier son passé c'est condamner son avenir, il ne faut jamais oublier ça. Pourtant chaque jour, chaque semaine, l'humanité semble perdre la mémoire au gré du bon vouloir des médias mais surtout des journalistes de tous poils. Peu d'évènements restent dans la mémoire des gens, et souvent si ça reste c'est parce que ça les a touché de près, parce qu'ils se sont impliqués dans sa résolution ou sa commémoration. Alors à quoi sert-il de pleurer tous ensemble sur la mort d'un tel ou d'un tel ? On dirait que les gens aiment pleurer, qu'ils aiment se sentir au coeur des drames, ils me font penser à des drogués cherchant leur dose de malheurs, mais surtout en croisant les doigts pour qu'il ne leur arrive rien...
J'vais utiliser une image idiote... pardon mais hum... Un type se ballade au bord de la route avec d'autres gens et il voit sur la route un chien écrasé : oh regardez les mecs y a un chien écrasé ! Faudrait mettre un panneau pour demander aux voitures de ralentir... Quelques secondes plus tard un autre mec crie : héééééééé venez voiiiiiiiiir y a un bébé chien mort empoisonné aux pesticides dans le champ à côté, que c'est triste il était si mignon, faut vraiment faire interdire les pesticides... etc etc... ça se passe comme ça chez Mc drames universels. On court sur la route de chien en chien sans jamais s'arrêter pour prendre les mesures de bon sens inspirées des leçons que ça aurait du nous faire tirer de ces évènements.
Ouais ok, j'dis tout ça mais alors faut faire quoi ? S'en foutre des bébés poignardés et des tsunamis ? Non du tout, faut prendre les mesures de bon sens nécessaires avant que ça n'arrive car bien souvent c'est un problème de fric : oh non pas besoin de lui mettre d'ailes à cet avion, ça coute trop cher... Puis enlevons les sièges aussi, comme ça on mettra plus de gens dedans. J'sais pas mais moi ça me semblait évident qu'on ne laisse pas rentrer n'importe qui dans une crèche, tout comme en tant qu'instit on ne confie jamais un enfant à un inconnu qui viendrai le chercher à la sortie des classes... et pourtant.... pourtant les drames arrivent en dépit du bon sens, à croire que certains en manquent... petit espoir, le bon sens ça s'apprends, ça s'éduque, ça se réfléchit... c'est un peu le principe non ?
Et parfois c'est comme ça, c'est la malchance (mais souvent c'est la malchance + une bonne dose d'incompétence et d'irresponsabilités).
Est-ce que quand on sera soit submergés par les eaux ou pris par les glaçes on s'émeuvra encore à l'unisson ? Et si on crève de faim est ce qu'on aura encore envie de faire une marche blanche ? Pitié tout ça est bien triste c'est vrai mais malheureusement y a des trucs encore plus graves qui tueront des millions de bébés innocents, paix à leurs petites âmes tout de même et courage aux parents...
Et puis en Afrique parfois y a même pas de crèches... et d'ailleurs même pas de bouffe non plus ce qui est peut être pire non?!
26 janvier 2009
Avoir ou pas... un zizi
Apprivoiser ma part de féminité n'est pas chose facile. Naturellement j'aurai plutôt tendance à la cacher, à la dénigrer, je me sens ridicule en femme et si bien en homme... Je trouve les femmes si belles mais si empoisonnées, les hommes si cactufiés mais pourtant seyants... Et moi dans tout ça j'ne suis qu'un mec qui parfois porte des jupes, ou bien une femme qui met des caleçons, j'suis perdue les gpsexe ça n'existe pas !
Tout a commencé quand j'étais petite, enfin non, quand mon frère est né. J'étais la première de toute la famille, de mes deux familles paternelle et maternelle, jusqu'à l'arrivée de mon petit frère du coup personne n'avait le choix. Mais lorsqu'il est arrivé tout a changé, non pas que j'étais spécialement jalouse comme ça peut arriver parfois, mais tout simplement je n'avais pas de zizi moi... (parfois je le cherche toujours ^^ alors je me dis que j'ai un zizi retroussé na).
Principalement c'était mon paternel qui faisait la différence, il m'a mise sur le côté un peu directement une fois l'arrivée de mon frère, et ce n'était pas quelque chose de caché car quand je demandais pourquoi cette différence j'entendais : oui mais toi t'es une fille c'est pas pareil... ben non pas pareil mais euh... j'aime toujours autant les petites voitures et faire des trous dans le jardin...
Mais j'ai toujours insisté, quitte à me faire du mal parfois. Je savais qu'on allait me dire : oui mais toi t'es une fille. J'étais dans des bandes de garçons, je m'y sentais à ma place mais pourtant on me mettait toujours en dehors.
Parfois je faisais un peu exprès de tester aussi... Voulant participer à des choses que je ne voulais pas faire du tout juste parce que je savais que j'étais une fille et donc directement je ne pourrai pas les faire... hum.
Et ça continue encore aujourd'hui, j'ai besoin de me confronter aux hommes j'ai besoin de me sentir leur pote, leur égal, je veux sentir dans leur regard que je vaux autant qu'eux... Et de temps en temps ça me mine tellement que j'ai envie carrément de les battre à leurs propres jeux... mais à leurs yeux, même battus, c'est par une fille, alors ça ne compte pas.
Et pourtant... pourtant je trahis une petite fille qui hurle au fond de moi, je la baîllone parce que sans ça je ne peux même pas faire l'illusion et tenir la distance. Cette fille là je la connais un peu, mais pas plus que ça, je sais à peine ce qu'elle aime porter, ses films préférés je les regarde en cachette et je ne la laisse parler que lorsque je suis en confiance. J'l'ai pas apprivoisée, elle est restée sauvage comme élevée par des tigres ou des chimpanzées, les cheveux emmelés et toute sale à la Tarzane, du coup c'est clair les autres filles n'ont pas très envie de sa compagnie... Non les filles elles préfèrent que je sois le mec de la bande plutôt, mais dès que je me mêle des histoires de filles, je suis aussi ridicule que dans une bande de mec quand je me mêle de leur histoires de mecs...
Il m'arrive aussi de regarder les femmes et de les trouver belle et attirantes, tout comme de regarder les hommes de la même manière avec cet appétit qu'on réserve à ceux à qui on veux faire un sort... Tout ça n'a rien à voir avec la sexualité en fin de compte puisqu'à ce niveau là je sais où je me situe... non non... mais je ne parviens pas à savoir si... Hm non non en fait je voudrai vraiment être un homme.
Encore hier nous discutions en famille de diverses choses et on a parlé du fait que je sortais avec des tas de mecs pendant mon adolescence, qu'il m'arrivait de découcher, etc... Sauf que j'ai dis : ouais mais Fifi aussi il a fait ça et pourtant on ne le traite pas de salope... Et tout le monde en coeur de répondre : oui mais ce n'est pas pareil, lui c'est un mec... Oui je sais, quand j'avais 15 ans et que je me barrais tout le monde m'engueulait, mais mon frère lui dès ses 13 ans faisait les 400 coups mais c'est normal c'est un mec... Lui au moins c'est pas une salope hein, tandis que moi ^^ j'suis une dévergondée sans foi ni loi hum.
On dirait que je raconte ça sur un ton enjoué, mais au fond ça me blesse énormément. Je suis lasse de cette guerre qui rugit à l'intérieur de moi et de tous côtés. Marre de vouloir lire dans les yeux d'un homme que je suis son égal, son ami et pas son amie, et marre aussi d'avoir envie d'être parfois du clan des filles que pourtant je ne comprends plus du tout.
En exagéreant un peu le trait, je me sens comme une exilée, qui s'expatrie et qui ne se sens chez lui ni dans son pays d'origine, ni dans le pays où il vit, le cul entre deux chaises. Au contraire avec cette ambivalence je devrais me sentir à l'aise partout tout le temps, mais non c'est l'inverse. J'voudrais ne pas avoir à choisir aussi, mais on dirait que c'est obligatoire, comme s'il fallait choisir son camp ou sa planète comme dirait l'autre imbécile : mars ou vénus... mouarf... du coup moi j'suis une Jupiterienne et je me sens assiégée.
Si j'étais un homme je serais un dragueur, parce que c'est dans ma nature, et liberée de ma condition de femme je pourrai draguer sans que ça pose de problème à personne, au contraire je serai admirée pour mes conquêtes, un peu comme Jules César marchant sur des milliers de roses.
Si j'étais un homme je pourrai dire que j'ai un zizi plus long que celui des autres et pisser le plus loin possible. J'pourrais aussi cracher par la fenêtre sans que ça ai l'air dégoutant, et fumer en marchant sans que ça ne choque personne, me servir de vin à table sans passer pour une poivrotte, pas me raser les poils parce que ça fait viril et manger comme un porc parce que c'est comme ça...
Si j'étais un homme j'aurai plein de copains plus dégeux les uns que les autres et on ferait des concours de rots et de bière la plus vite avalée... Et j'échangerai ma copine contre une autre au strip poker parce que je penserai qu'à tirer mon coup... Et j'mourrai d'un cancer de la prostate ou un cancer du gland, ou... j'm'écraserai la gueule au volant de ma super Ferrarri rouge intérieur noir, ou bien je m'électrocuterai en réparant la machine à laver de ma jolie voisine d'en face dans l'espoir de tirer mon coup... J'me coincerai la queue dans une porte tellement elle serait grande... Mouarf
Si j'étais un homme surtout je serai beau et très bête, et heureux.
Hum... non hein enfin quand même un petit peu...
Vous savez faut pas croire ce qu'on nous dit, faut pas croire que les femmes viennent de Vénus et les hommes de Mars, c'est à force de croire ça, de croire que les femmes sont mystérieuses et les hommes des porcs qu'on finit par vouloir un petit mec pour avoir une descendance et une petite fille pour la pouponner... résultat... résultat y a moi qui ne sait pas trop où elle se situe, parce que les cases ne sont pas faites pour qu'on les coche et si on était hermaphrodite la question ne se poserait plus... Hm... Y a aucune différence entre les hommes et les femmes, c'est dans la tête tout ça, alors arrêtez de me faire ch... bordel ! ^^
23 janvier 2009
Parfois, j'aimerai être moi aussi un légume
Le monde fait du bruit, le monde fait trop de bruit... il se croit seul dans l'univers alors il peut organiser des mégas fiesta bruyantes et des feux d'artifices géants... hum.
Tous ces débats pour rien, qu'on regarde à la télé jusque tard le soir et qui n'aboutissent à rien... Tous ces documentaires pour rien, toutes ces disputes pour des bétises, ces guerres pour des imbécilités... un chalet contre la vie d'une famille de 5 personnes, la vie d'un gamin pour un Ipod, tous ces gens qui ont des piscines et ceux qui bouffent des gâteaux d'argile pour avoir quelque chose dans l'estomac, ces larmes, ces cris qui résonnent dans le vide, ces joies, ces embrassades pour des choses idiotes comme le gain d'une voiture à la télé ou une équipe de foot qui marque un but... Raz-le bol de tout ça... Mais à quoi ça sert aussi d'en avoir marre ? A quedalle, ça sers à rien, même de le dire, de l'écrire ça ne sers à rien... De toute façon c'est foutu d'avance, je le sais depuis ma naissance que tout est toujours foutu d'avance... j'veux partir de là, mais j'peux pas m'en aller, où aller ? Et surtout pourquoi y aller ? C'est idiot tout ça...
Être en retrait, chez soi, ne rien faire du tout permet de penser à des tas de choses, et donne une autre vision des choses, parce que les autres n'ont pas le temps... pas le temps de s'arrêter à ces "détails"... Mais moi j'ai tout le temps d'être écoeurée, dégoutée, d'être... j'en ai plein la tête de toutes ces merdes que j'ai bouffées depuis ma naissance, ça me dégouline de partout, ça suinte, la graisse, la connerie, la solitude, la peur, la douleur, le froid, la chaleur, les émotions, le matériel, les cinq fruits par jour, le litre d'eau obligatoire, le cholesterol, les impots pour les égouts, mon putain d'appart pas isolé, cette pression de l'air qui pèse sur mes épaules, putain je vais avoir 25 ans et je suis déjà surgavée de tout... Et je me disais qu'en s'arrêtant, en se mettant à l'écart on devrait se sentir mieux, moins de pression... c'est l'inverse, parce que lorsqu'on est à l'écart on a plus de recul, et avoir du recul sur ce monde c'est horrible... J'voudrai parfois m'en foutre de tout comme tout le monde, désirer avoir une voiture qui en jette, n'avoir comme objectif que ma promotion, n'exister que parce qu'on me le dit à la télé, et surtout faire tout ce qu'on me dit comme tout le monde, j'voudrais moi aussi parfois être un légume, parce que ces légumes là ils ont l'air plus heureux, même prisonniers, affamés, survoltés, stressés, mal arrosés, surbookés, aculturés, abétis, ils ont l'air heureux... peut être que le bonheur n'existe que lorsqu'on est con et qu'on ne réfléchis pas, le bonheur c'est fait pour les cailloux et les virus informatiques... La quête du bonheur rends le monde triste... et moi avec.
22 janvier 2009
...
J'viens de regarder "ça se discute" c'était sur les exs... enfin non en fait c'était censé être sur l'obsession amoureuse, moi j'aurai plutôt appelé l'émission : "les exs casse-couilles". Toutes des histoires de harcèlement par un ex, de chantage au suicide, etc etc.
En fait, je n'ai quasiment rien écouté de l'émission (comme souvent d'ailleurs avec ce genre d'émission), je n'ai pas cessé de penser à mes exs à moi...
En fait mes exs me donnent des crampes d'estomac. Certains parce qu'ils m'ont harcelés et d'autres parce qu'ils m'en veulent toujours (style je recroise dans la rue un ex et lui il me reparle de notre rupture sur un ton de reproche, des années après...). J'ai l'impression d'être maudite en quelques sorte... Encore maintenant je ne parviens pas à comprendre ceux qui ne parviennent pas à tourner la page, à se dire que c'est du passé, qu'il n'y a aucune raison de revenir là dessus et qu'il n'y a pas non plus de raison d'encore en vouloir pour des trucs qui se sont passés (surtout que bon c'est des bétises souvent...).
Moi quand je repense à un ex c'est dans certaines situations et je n'ai pas de rancoeurs, ni de regrets d'ailleurs (ben oui si c'est mes exs c'est pas pour rien non plus ^^), et puis souvent j'y repense positivement, je repense aux bons souvenirs un point c'est tout, parce que les disputes d'hier me semblent ridicules aujourd'hui.
Hm... Quand j'ai commencé à blogguer c'était après une rupture difficile, je me disais que comme ça si un jour il tomberait dessus il comprendrait... Parce qu'en fait... J'sais pas il m'en veux toujours.
Mais la vérité c'est qu'il était méchant avec moi, il était méga jaloux par exemple un jour un type m'a bousculé dans la rue, et moi je m'en foutais, je lui ai dit que je m'en foutais et lui il m'a jetée par terre en disant que j'aimais ça qu'un mec me touche -_- lol bref pas cool comme relation, je suis restée 2 ans et demi avec ce mec, j'étais jeune, j'avais 15 ans quand je l'ai connu et 18 quand je l'ai quitté, c'était une relation importante à ce moment là, mais plus maintenant... Enfin bref c'est moi qui l'ai quitté. Un jour il m'a encore disputée, m'a traitée de tous les noms et m'a dénigrée et m'a dit comme à son habitude : je te quitte, et il s'est barré, et moi je m'en fichait un peu, du coup je me suis dit : ah ben tu me quitte, tant mieux me voilà libre, alors je me casse de chez moi pour prendre le bus et retrouver un ami qui me draguait à l'époque, et qui était dans le bus ? Lui... Il est venu s'asseoir près de moi et a fait mine de vouloir se réconcillier comme d'hab et moi je me disais : meeeeeeeerde j'ai dit à l'autre type que j'allais le rejoindre ^^ haha... Alors j'ai fait semblant de rien, je ne savais pas quoi faire d'autre, il m'a proposé d'aller au ciné, et j'ai accepté, j'ai profité qu'il aille retirer de l'argent au bancontact pour m'enfuir, et je me suis cachée chez un fleuriste derrière des plantes (je l'ai vu passer je me souviens ^^) j'étais en panique... Alors j'ai slalomé comme une prisonnière en cavale entre les bâtiments pour aller retrouver l'autre type... Et voilà. Et le soir quand il m'a téléphoné inquiet parce qu'il m'avait cherché partout je lui ait dit que c'était fini et que j'avais quelqu'un en vue (mais c'était faux, l'autre type je m'en fichais vraiment). Enfin bref il a vécu ça... très mal. Moi j'avais juste envie de passer à autre chose, parce qu'il me pourissait la vie, et on était pas heureux, je l'aimais mais je me sentais opressée, j'ai voulu lui dire mais il n'entendais rien, pendant deux mois il était un peu dingue... franchement ça me faisait peur. Il m'envoyait des photos de lui en train de pleurer, ou des lettres de 5 pages, me traitait de salope, me téléphonait pour m'insulter, je ne comprenais plus rien, dans ma tête quand on dit que c'est fini c'est fini, je ne comprenais pas pourquoi c'était si... difficile de rompre pour lui.
On a continué à se voir, à rester en contact mais c'était malsain, lui essayait de me reconquérir tout en m'insultant, et moi j'hésitais entre retourner avec lui et l'envoyer promener, j'ai même envisagé très sérieusement de continuer avec lui. Il me disait : je te pardonne pour ce que tu as fait, mais d'un autre côté je savais que c'était faux et que j'allais en baver :s c'était pas évident.
Ensuite, après être sorties avec d'autres mecs (mais sans grande conviction, j'étais... j'sais pas je voulais tourner la page en faisant ça) j'ai comme changé d'avis, je me suis dit : zut quand même j'ai des regrets de l'avoir quitté, alors j'ai repris contact avec lui mais du coup il en a profité pour me faire courir après lui, mais je n'ai pas marché... Parfois une fenêtre msn s'ouvrait et comme tout bonjour j'avais des : "salope" "comment t'as pu me faire ça" "tout le monde t'en veux" j'en avais vraiment marre... c'était horrible comme situation, j'avais même parfois l'impression que je le méritais, alors que non pas du tout, j'étais jeune et surtout je n'étais pas bien dans cette relation, ça me semblait naturel de terminer tout ça. Encore aujourd'hui il m'en veux, il m'a envoyé un mail il n'y a pas longtemps pour me dire qu'il était super heureux avec sa copine et que sa copine me détestait ^^ hahaha moi je lui ai dit : ben oui c'est bien, je m'en fout de ta copine :p mais au fond de moi j'étais triste, et j'avais peur. Triste qu'il m'en veuille encore, je me disais qu'il aurait du tourner la page et s'en foutre vu qu'il disait être amoureux... J'sais pas trop quoi en penser finalement.
Quand je le recroise dans la rue il me fait son regard méchant, avec les gros sourcils et tout :p je devrais m'en foutre mais non parce que je ne parviens pas à accepter qu'il m'en veuille encore après 6 ans maintenant, pas que je le porte encore dans mon coeur, mais moi quand je pense à lui parfois je repense à de bons souvenirs, et le reste je m'en fout, je m'en souviens comme d'une partie de mon adolescence, et rien de plus :s.
Je ne comprends pas ça... C'était la rupture la plus longue et la plus horrible que j'ai jamais vu, et après ça quand j'ai du rompre je m'y suis prise autrement en tout cas... Enfin, en tout cas j'ai fait attention.
Quand j'étais petite, je voulais avoir plein d'exs et qu'ils soient tous mes amis et qu'ils me protègent, style le meilleur ami mec dont toutes les filles rêvent. Je voulais devenir amie avec leurs copines et surtout avoir des relations très libres... En fait j'ai jamais pu avoir ça. Parce que les exs ne deviennent jamais des amis, si on essaye ils pensent que vous voulez ressortir avec eux ou bien ils vous en veulent tellement que c'est impossible de développer une relation amicale sincère... De toute façon aucun mec ne veux être mon ami... Le nombre de fois que j'ai essayé pfiouuuuuuuu au final ils tentent toujours un truc ou bien il y a des embrouilles, des malentendus, des sous-entendu que je ne capte qu'après. Mes amis me disent que c'est parce que je suis une dragueuse malgré moi, une séductrice et que du coup j'envoie des signaux inconscients... et malgré ce qu'ils m'ont dit, malgré que je fasse attention, je ne parviens jamais à mes fins. Enfin bon c'était pas le sujet de départ... Je m'égare tout le temps hein ?
En fait ça en est à un tel point (oui oui je dis juste ça et après sujet clos) qu'étant en couple je ne ferai plus l'erreur de rechercher une amitié masculine autre que virtuelle, en fait ça me fait très peur, parce que je sais que j'suis pas quelqu'un de fidèle au fond de moi, que j'ai envie d'aimer tout le monde et que je fais des bétises, alors du coup j'évite toute tentation, parce que les hommes qui veulent être mes amis veulent surtout coucher avec moi, et moi à la base pas, mais comme je veux être leur amie, j'ai peur de les vexer et je me retrouve mes lèvre sur leurs lèvres sans crier gare, et... j'sais pas... Je ne comprends pas du tout, alors j'évite... Hm bon parenthèse fermée.
Peut être que mes exs je ne les déteste pas ou je ne les regrette pas parce que je ne les aimais pas vraiment ? Parfois j'y pense, et c'est difficile de savoir après coup si on a vraiment aimé quelqu'un ou si c'était du toc... Moi je pense que c'est toujours vrai... mais qui me le prouve ?
Parfois j'envie ces gens qui pour rompre disparaissent, changent d'adresse, de téléphone, de mail et tout ça... au moins ils n'ont pas de soucis et peut être que leurs exs ne leur en veulent pas, juste parce qu'ils se posent des questions et se demandent encore si c'était leur faute si l'autre est parti... mais en même temps c'est dégueulasse de faire ça... C'est assez lâche hum... mais tentant d'un autre côté. Enfin bon de toute façon j'ai pas l'intention de rompre pour le moment :) c'est déjà une bonne chose, une chose désagréable que je n'aurai pas à faire pour l'instant (et j'espère jamais ).
Et puis y a un truc que je ne comprends pas non plus, comment on peut partager de si bons moments avec quelqu'un et dire l'aimer et ensuite le haïr toute sa vie ? ça je ne comprendrai jamais je crois... dans le cadre des relations amoureuses en tout cas.
Quelle note à la con... voilà ce que c'est que de regarder ça se discute ^^.
16 janvier 2009
Un après-midi dans l'hyper consommation
Hier je suis allée au carrefour, ça faisait bien deux ans que je n'y étais pas retournée. En fait c'est simple, d'abord c'est grand, ensuite à pied c'est loin, et puis aussi c'est cher et enfin... Hm en fait je l'ai déjà dit que c'était trop grand, mais c'est tellement démesuré que ça ne choque pas de l'écrire deux fois.
Quand on rentre ça sent la gaufre chaude et les fleurs, ça sent vachement bon, à l'entrée y a une promotion sur le porc (savez vous que le porc est l'animal le plus intelligent et qu'il nous ressemble beaucoup ? Mais que c'est aussi certainement le plus consommé ?). On passe les caisses et enfin le portique (tiens pourquoi mettre un portique à l'entrée ?) et on se retrouve... dans une montagne de trucs à bouffer.
D'abord c'est les fruits, des tas de fruits de toutes les couleurs, même certains que je n'ai même jamais mangé, et puis des légumes jusqu'au plafond. A gauche les promotions de la semaine ou un truc du genre.
En fait c'est la caverne d'ali baba quoi, enfin sans les 40 voleurs (quoi que j'ai bien regardé, y a pas tellement de caméras, on pourrait piquer tout ce qu'on veux sans se faire pincer, d'ailleurs je connais quelqu'un qui pratique ça comme un sport de combat...).
Rendez-vous compte, par exemple vous voulez acheter de l'ice tea (ce qui ne serait pas mon cas, je déteste ça) j'ai compté, il y a 11 sortes d'Ice tea, vous avez inscrit "ice tea" sur votre liste, ben débrouillez vous maintenant pour choisir lequel il vous faut :s (pour une indécise comme moi c'est la cata et ça me prends trois plombes ^^). Si je devais en acheter je prendrai le moins cher, mais encore faut il comparer, et comme y en a 11 sortes ça veux dire regarder 11 étiquettes... Bon déjà ça te prends deux minutes. Mais y a des articles où il y a plus de 11 sortes et là imaginez un peu (enfin pas difficile d'imaginer, y a parmis vous certainement des tas de gens qui vont au supermarché hein ^^).
La tentation est énorme surtout pour quelqu'un comme moi qui est gourmande et qui a enve de tout goûter. Au bout d'un rayon parcouru me voilà déjà en train de penser : wouaaaaah ce serait super de se pointer avec un énorme charriot et de le remplir jusqu'à plus soif, jusqu'à ce que le charriot soit tellement rempli que je n'arriverai plus à le pousser. Je m'imagine bien y allant une fois par semaine et ne prenant que des trucs chers... En fait aller au carrefour c'est être déçu à coup sûr, toutes ces marchandises devant soi qu'on ne peut pas acheter c'est de la torture, je crois que c'est fait exprès d'ailleurs... ben oui ça s'apelle du marketing hum.
Puis finalement je me dis qu'il vaux mieux regarder les gens, déjà parce que c'est plus interessant, et ensuite parce que ça m'empêche de prendre des choses dans les rayons.
La plupart des gens chez carrefour ne regardent pas trop les étiquettes mais ce qui est écrit sur les paquets. Je suppose qu'ils regardent si c'est gras ou sucré, ou bien si c'est aussi bon que ça en a l'air, en fait j'en sais trop rien ce qu'ils pensent en lisant le dos des paquets... Et puis hop ils embarquent dans le charriot et moi j'ai envie de leur dire : hey mais arrête pourquoi tu prends ce truc alors qu'il y en a un moins cher ?
On croise beaucoup de gens avec des charriot rempli jusqu'à raz-bord, j'suis sure qu'un charriot rempli comme ça, ça coute 400 euros un truc du genre peut être même plus. Mais qui franchement peut dépenser tant de fric pour les courses de la semaines ? C'est fou ça... Et puis on peut pas dire que ce sont des gastronomes vu le contenu du charriot c'est pas gibier et airelles, c'est chips au sel et papier cul.
Ah parlons en du papier toilette. Un rayon entier plein de sortes de papiers toilettes, y en avait jusqu'au plafond. Il m'en fallait malheureusement, pour trouver le moins cher faut comparer plus de 30 sortes de PQ... mais franchement quoi est ce que c'est bien utile d'avoir autant de choix ? Je crois que les gens sont fous : oh moi je prends cette marque pour changer... oui mais tu te torchera quand même le cul avec alors à quoi ça sert qu'il soit parfumé ou décoré ? Hm ?
Y a même du PQ écologique... que c'est idiot. Le PQ par définition est à l'inverse de l'écologie. Quand on va aux toilettes on tire la chasse (c'est de l'eau propre !) et on met du papier dedans... Hm... On a peut être gagné en hygiène corporelle mais en hygiène de vie surement pas beuh.
Le rayon surgelé à présent, il ne me fallait rien mais je passais par là. C'est dingue les trucs qu'on trouve tout fait et qu'on pourrait faire soi même. Des carottes déjà toutes épluchées, des plats préparés (même pas bon, si si je vous jure j'ai déjà gouté) comme par exemple des pâtes jambon crème quand on les cuit elles devinnent sèche et la sauce pâteuse, et franchement moi ça me prends 5-10 minutes de préparer ça et c'est vachement bon, en plus quand j'en fait un peu trop je les congèle en portions individuelles au cas où mon geek a un petit creux ^^, mon congelateur c'est ma petite caverne d'ali baba à moi.
Et enfin... la caisse. Enfin les caisses. Y avait même un panneau : si vous avez plus de trois personnes devant vous, demandez à la responsable d'ouvrir une nouvelle caisse. Mouarf. Devant moi deux types avec des charriot rempli, l'un deux avait acheté des chips, on aurait dit qu'il avait pris un paquet de chaque sorte, y avait bien 15 paquet là dedans. Le tapis roulant croulait sous les achats de ces deux types, je trouvais ça dingue. Est-ce qu'ils reviendront la semaine prochaine ? Vu ce qu'ils prenaient c'est probable, même pas de lait ou de farine, pas d'oeuf, rien que des trucs style un camembert, un paquet de biscuit, des yaourts... C'est fou ça. Moi à chaque fois que je fais les courses il me faut du beurre, de la crème fraiche ou de la farine, ou du sel, du sucre, ... sans ces denrées je ne m'en sors pas vu que la plupart des trucs je les fait à la main (comme ça on mange bien et pas cher, quand on a pas de sous je fais des gauffres, j'ai reçu en héritage de ma grand tante un appareil à faire les gauffres, il date des années 60 mais il va toujours et en plus il est joli (un peu rétro mais moi j'aime ça :) ).
A gauche et à droite il y avait des bonbons, des chewing gum, même des magasines et des recharges pour gsm... ça c'est connu, vu que tu t'emmerde à attendre ton tour tu regarde ces machins et tu te dis : tiens je prendrai bien des bonbons pour la gorge (des Vicks quoi, c'est toujours ça à la caisse, moi je préfère les bonbons des vosges, ou une cuiller de miel hmmmmm, l'autre jour j'en ai acheté des vicks, quand j'étais petite y en avait à l'ananas, et ben c'était dégueulasse c'était orange/menthe un truc du genre beuuuuh).
Et finalement le ticket, même si t'as pas pris grand chose le ticket chez carrefour fait un mètre de long, parce qu'en fait il mettent des promotions et ce genre de choses dessus.
N'empêche ce serait bien si tout le monde pouvait faire un charriot rempli à raz-bord par semaine, (quand j'étais petite ça c'était 5000 francs belge, pas plus (- de 1000 francs français) et encore avec des bds, des fringues, des jeux... maintenant sans bds etc ça te fait le triple). Et ce serait bien aussi que tout ces trucs soit non polluants, comme dans les films de science fiction où t'as un appareil qui crée des trucs en recyclant des mollécules comme dans star trek : un cappucino et hop la tasse, la cuiller et le cappucino apparait et il est très bon... Hm...
Mais ce n'est pas le cas, alors les grands supermarchés c'est pas pour moi, je me contente de mon petit magasin près de chez moi, on a toujours la même caissière et on sait où tout est, et quand on ressort on accumule des points et au bout de x points on a un chèque de 5 euros pour acheter ce qu'on veux. Mais bon c'est cher aussi là bas, sauf qu'il y a beaucoup de produits sans marque et qui sont très bons (enfin je crois vu que je peux pas comparer avec les trucs de marque).
Quand même tout ça c'est dingue, de la bouffe jusqu'au plafond (si si jusqu'au plafond sans exagérer !)... jamais ils ne vendront tout ça, y a des trucs qu'ils vont jeter forcément. Mon geek qui a travaillé là bas comme étudiant m'a raconté un truc terrible. Vous voyez les poulets rotis ? S'il ne sont pas achetés au bout d'une heure dans la machine, Carrefour les jete à la poubelle. Ce sont chaque jour des dizaines de poulets rotis qui partent à la poubelle. Quand il m'a dit ça j'étais... j'avais presque envie de pleurer, parce qu'il y a plein de gens qui veulent en manger, comme moi par exemple et pour qui un poulet rôti représente une grosse somme (7 euros pour un poulet miniscule ça fait cher) et qui n'ont pas de four (ça c'est moi aussi, j'ai un combi micro onde et y a des trucs que je ne sais pas faire cuire dedans malheureusement, c'est trop petit, pour quelqu'un qui aime cuisiner c'est pas marrant...). Pourquoi ne pas mettre ces poulets à moitié prix, ou bien les donner ? En plus ils pourraient aussi faire avec du poulet curry à mettre dans les sandwichs ou du vol au vent... Mouarf. Quelle usine à merde ce magasin.
15 janvier 2009
Un quart d'heure de paix royale
On entends partout que chacun veux être célèbre, que véritablement tout le monde a droit à son 1/4 d'heure de gloire, on en parle comme d'un désir profond des gens, d'un droit, d'un rêve.
Mais on ne parle pas des gens qui désirent rester anonymes, en fait leur opinion est un peu écrasée par le désir des autres et parfois ils sont même obligés de subir leur quart d'heure de gloire malgré eux.
Je ne comprends pas bien le désir qu'on les gens d'être célèbre. Je peux comprendre qu'on veuille avoir son nom dans le dictionnaire après sa mort, parce que les dictionnaires c'est un peu magique et c'est un peu comme une inscription sur une pierre tombale. Mais je ne comprends pas qu'on cherche les ennuis, qu'on veuille être une "star" à tout prix.
Quel est le but de tout ça ?
Je pense qu'ils cherchent des privilèges, peut être même de l'argent (ça fait partie des privilèges ?), ils ont besoin qu'on leur dise : wouaaaah c'est bien de la part de gens qu'ils ne connaissent même pas mais qu'ils ont vu à la télé. Certains sont prêts à faire n'importe quoi comme mettre leur couple en danger (île de la tentation) ou même embêter l'envoyé spécial du journal du soir pour passer dans le bétisier...
Peut-être qu'il faudrait leur dire que tout le monde n'a pas envie de ça et que tout ce cirque empêche certaines personnes de faire ce qu'ils ont envie de faire, parce qu'ils ont peur d'être médiatisés.
D'un autre côté quand tout le monde sera célèbre, tout le monde sera content et foutra la paix aux autres ? Hm ? Mouarf...
"A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité mondiale." => Non merci je passe mon tour.
14 janvier 2009
En dehors des clous...
Qu'on en commun une prison, une école, un hôpital (psychiatrique ou non)et une maison de retraite ?
A priori ce sont des lieux très différents qui servent à des choses différentes également, et pourtant tous ces lieux se ressemblent par leur mode de fonctionnement notament.
Ce sont des endroits où on déshumanise les gens, où on édicte des règles sans les motiver outre mesure et où on subit des sanctions si on les enfreint. Il y a toujours le personnel face aux gens qu'ils soient patients, détenus, élèves ou personnes âgées, une forme d'autorité contre un troupeau de mouton informe.
Pourtant ces quatre lieux sont très important dans notre société, ils forgent la façon dont elle tourne ou non et déterminent beaucoup ce que les gens vont devenir. D'ailleurs on dit souvent : un mauvais élève ferait un bon détenu, ou ce genre de truc idiot, ce qui prouve que dans la tête des gens il y a un véritable effet de cause à conséquence entre ces différents lieux.
Prenons tout d'abord en considération les règles d'un établissement. Les règles les moins bien acceptées sont toujours celles qui ne sont pas justifiées et relevant d'une sorte de tradition ou tout simplement édictées dans le but de contrôler les gens et les priver de leurs libertés. Aussi à l'école on doit se mettre en rang dans la cour avant de rentrer en classe, en prison on doit se taire quand on le demande, à l'hôpital on doit respecter des heures de visite, à la maison de retraite on ne peut pas sortir sans avoir la permission du personnel. Ces quatre règles sont assez injustifiables et intolérables, lorsque la personne qui les subit tente de les contester, il est même parfois puni sans raison. Je n'ai à vrai dire pas connu la prison, mais à mon sens elle est le lieu où il y a le plus de règles injustes et idiotes, cependant j'ai bien connu les trois autres lieux et des deux points de vue (à part bien sur pour la maison de retraite ^^ enfin d'une certaine façon ayant eu des grands parents je peux me mettre de l'autre côté de la barrière).
A l'école je n'ai jamais compris les règles qu'on m'obligeait à suivre. Avant mes 10 ans je n'y avais pas réfléchi, mais c'est quand je suis allée dans une école différente que j'ai bien vu quelles règles étaient justes et lesquelles ne l'étaient pas. Par exemple une des rares règles qu'il y avait là bas c'était de ne pas aller sur le toit, parce que c'était dangereux, cette règle n'avait jamais besoin d'être rapellée car elle tombait sous le sens, c'était logique et personne n'avait envie de tomber bien sûr. Les autres règles concernaient surtout la vie en communauté comme éviter de couper la parole aux autres, ne pas se faire de mal les uns les autres, aider les plus faibles, etc etc.
A partir de là j'ai refusé de me plier aux règles qui me semblaient injustes. Lors de mes études secondaires je me suis retrouvée en retenue un nombre incalculable de fois, j'ai reçu des punitions (que je ne faisais pas si je les trouvais non constructives) et même pire, j'enfreignais même parfois certaines règles qui pourtant étaient moins injustes (parce qu'entrainée à le faire sans doute, et pour le plaisir de le faire).
A la fin de ma 4eme je comptabilisais plus de 100 jours d'absences injustifiées et 200 heures de colle non réalisées, autrement dit jamais l'école n'aurait pu rattraper ce retard avant la fin de ma scolarité à moins de me faire venir durant les vacances. Et ça ne m'empêchait pas d'être bonne élève ce qui avait le don parfois d'agaçer et les élèves et le personnel enseignant (gratte papiers y compris).
Cette école était dirigée par deux bonnes soeurs et je me suis empoignée avec elles un bon nombre de fois. Par exemple il était interdit de se tenir la main dans les couloirs, interdit de refuser d'aller au tableau, interdit de mâcher du chewing gum, interdit de boire en classe, obligation de se lever à l'arrivée des professeurs et obligation de leur dire bonjour, interdit bien sûr de leur manquer de respect (mais eux le pouvaient bien sûr), obligation de faire des rangs, obligation de passer à la photo de classe, obligation de passer à la visite médicale, toutes des règles à la con nous privant de nos libertés individuelles et nous obligeant à rentrer dans le rang. J'ai même été empoignée à deux reprises par des éducatrices alors que je tentais de m'en aller sans leur permission (je me sentais souffrante et je voulais rentrer me coucher, tout simplement, ce qui me semble assez naturel).
L'école qui devrait être le lieu où on forme les esprits, où on leur apprends à réfléchir, on leur apprends juste à recopier et à rester sage sans jamais réfléchir ni à leur comportement ni aux règles établies, on en fait de bons petits moutons qu'on lâche ensuite dans la vie active comme de vieilles chaussettes.
Moi ça me semble tout à fait idiot, c'est un peu comme si l'endroit où tout commence, tout fini aussi, une personne en décrochage scolaire dans le secondaire dans 90% des cas ne parviendra plus à sortir la tête hors de l'eau jusqu'à sa mort, parce que tout le monde s'en fout et que personne ne l'aide. Et puis enfreindre les règles idiotes à l'école conduit à réfléchir sur les règles de la société en général : pourquoi on n'aurait pas le droit de traiter un flic de gros con ? Pourquoi certains lieux nous sont ils interdits ? Pourquoi est il interdit de squatter un immeuble vide ? Etc etc Mais si les règles de l'école étaient justes et étaient là pour le bien de tous et uniquement pour ça, on les enfreindrai moins qu'à présent, et ensuite si les règles de la société étaient moins rigides c'est pareil...
Allez quoi interdire aux personnes âgées de sortir de là... Faut pas croire dans les maison de retraite il y a aussi des gens qui ont toute leur tête, qui marchent encore, qui font des activités, mais on les traite comme des enfants de deux ans. On ne leur demande que très peu leur avis : madame est ce que ça vous plairait un bal musette cet après midi ? Monsieur est ce que ça ne vous dérange pas que je fasse votre lit ? Mademoiselle voulez vous manger dans le réfectoire avec les autres ? Tu parles... On les traine de force là où on veux qu'ils soient, l'aprem le personnel doit nettoyer les chambres et le couloir, alors on essaye de leur trouver une activité : tenez découpez des petits ronds sur les pointillés, allez jouons au memory (je rapelle que le mémory est un jeu destiné aux enfants de moins de 6 ans, surtout dans sa version simplifiée)... Partout on est diminués, à l'hopital c'est pareil, dans les prisons aussi, on parle de nous quand on est dans la pièce, on hausse les yeux à nos soucis comme si on venait de dire qu'on a bobo parce qu'on est tombé...
En fait la plupart des gens dès qu'ils sont du côté autorité de la barrière se sentent plus forts et ont l'impression qu'ils sont plus intelligents, plus adultes et responsables que les personnes dont ils (sont censés s'occuper) s'occupent.
Ayant été de l'autre côté de la barrière je n'ai pas voulu ça non plus, et ça m'a valu des remarques sur mon travail, alors que je le faisais très bien, surtout ne pas se mêler au troupeau de mouton, on représente l'autorité, ne pas parler normalement aux gens, leur parler comme à des petits enfants pris en faute, ne jamais se mettre à leur hauteur et suivre le règlement à la lettre.
De cette façon les gens parfois se retrouvent coincés dans ces 4 lieux. Certains ne sortent plus de prison ou de l'hopital, la maison de retraite en général est le dernier lieu que verra une personne et l'école par contre rejette tout ce qu'elle ne veux pas et qui selon elle n'est pas conforme.
POur moi les gens présents dans ces lieux ne sont plus considérés comme des humains. Dès l'école on est déshumanisé, on trouve ça normal parce qu'on a pas connu autre chose, surtout que souvent à la maison on n'est pas traités comme des personnes mais comme des enfants. Parfois on devient comme transparent, on parle on parle mais ils ne nous écoutent pas. Les horreurs qu'on entends dans ces lieux, faut vraiment que tout le monde le sache sont inhumaines. On entends des : ah vous avez encore fait pipi madame Y. vous le faites exprès hein ? Ou des : tu va mal tourner si tu continue comme ça à désobéir. Ou bien : Monsieur X a encore sonné les infirmière parce qu'il avait mal. Le personnel dans sa grande majorité semble soigner du bétail ou des bébés, hors on sait que le combat visant à rendre leur dignité aux bébé et à les traiter comme des personnes est loin d'être gagné... Donc quand je dis on les traite comme des bébés, au mieux c'est on les traite comme le petit chienchien à sa mèmère : qu'il est beau le toutou à sa maman, il a bien mangé, il va faire pipi maintenant ?
Mais trois de ces 4 lieux que je cite ont une utilité, le quatrième quand à lui ne crée rien il détruit complètement et n'a d'autre utilité que de parquer les gens tous au même endroit. Je veux bien sur parler de la prison. La prison ne sert à rien, elle est censée être là pour protéger la société des gens dangereux et amener les gens comettant des actes délictueux ou criminels de se repentir et de réfléchir. Hors chacun sait (en tout cas chacun devrait savoir !) que la prison ne remplit aucun des buts que la société lui demande de remplir. La prison sert juste à mettre des gens gênants dans un endroit où il feront le moins de vagues possible dans le but que le troupeau de mouton continue à manger son foin et à faire de la laine. Ensuite lorsqu'une personne sort de prison on la refout dans le troupeau de mouton, mais au préalable on le tatoue à vie en disant : hey regardez ce mouton là il sort de prison. Alors le mouton ne trouve pas de foin à manger et il ne parvient pas à faire de laine parce que les autres moutons l'évitent. Donc le mouton tue un autre mouton par exemple pour manger son foin, alors on le refout en prison, et en prison il rencontre un mouton spécialisé dans le braquage de foin, et quand ils sortent, c'est ce qu'ils font.
Bien sûr c'est atroce d'avoir tué quelqu'un, mais à quoi ça va servir qu'on enferme une personne pour ça ? Soit on règle la question en se vengeant (ce qui est à mon avis est une très mauvaise solution), soit on essaye de réparer, réparer un meurtre n'est pas possible mais parfois réparer ça veux dire changer, ça veux dire faire du bien autour de soi, parfois réparer c'est construire. Pourquoi quand quelqu'un tue quelqu'un d'autre on ne le prends pas avec soi pour discuter et l'amener à réfléchir autrement, pourquoi n'essaye t'on pas petit à petit de le valoriser et lui montrer qu'il a fait une énorme erreur mais que ce n'est pas pour ça que tout est foutu ? Non à la place on le met en cage, on met un chrono sur la porte de sa cage et quand le chrono est fini on ouvre la cage, et voilà.
La prison n'est pas dissuasive du tout. D'abord parce qu'avant d'y rentrer on ne se rends pas compte de ce que c'est je pense, à moins de s'etre renseigné et de cotoyer des gens qui y ont séjourné (et encore on serait loin de la vérité). Et ensuite parce que parfois quoi qu'il se passe on fait une connerie, au départ on l'a peut être pas voulu mais on n'est pas parfait, alors on dérape.
Enfin quoi, c'est comme si quelqu'un se cassait la figure et au lieu de l'aider à se relever on le bourre de coup et on l'attache pour qu'il ne se relève pas... C'est idiot.
Les détenus sont des gens comme tout le monde, quelque chose a dérapé, parfois c'est la société elle même qui a foiré et qui les a conduit là, on ne les aide pourtant pas à se relever. Mais ils sont capables de faire des choses pour la société, des choses constructives et peut être même plus que les autres étant donné qu'ils savent qu'il est possible de déraper.
On peut dire : ouais mais y a des gens dangereux. Forcément qu'ils sont dangereux puisqu'on les laisse dans la nature seuls et sans aide... Faut les aider à ne plus être dangereux, et s'ils sont fou, alors il faut être à leurs côté, mais pas les enfermer.
Imaginez la porte de la prison, vous avez volé un bijouterie, vous aviez les huissiers sur le dos, besoin de fric, ou envie de fric, que sais-je, peu importe. La porte de la prison s'ouvre, vous ne voulez pas y rentrer mais y a deux flics de chaque côté pour vous y pousser, on vous conduit à votre cellule sous le bras vous avez une couverture et des effets personnels fournis par prison parce que la valise que vous avez apportée doit être controlée avant (autrement dit la photo de votre copine à poil et votre journal intime par exemple seront minutieusement examinés...), la porte de la cellule s'ouvre, elle est miniscule et dedans y a déjà trois autres mecs (parce que pas de bol vous êtes dans une prison surpeuplée) là dedans ça pue, parce que les toilettes sont bouchées, vous êtes le dernier arrivé dans la cellule donc pas de place pour ranger vos affaires et obligé de dormir sur un matelas sur le sol. Puis la porte se referme et vous voilà entouré de trois types qui comme vous sont coincés là dedans... Imaginez quoi... vous ne pouvez pas sortir prendre l'air, vous ne pouvez pas regarder votre émission préférée, vous devez bouffer ce qu'on vous donne, vous ne pouvez voir votre famille quand vous voulez, vous devez uriner et défecquer devant tout le monde, tout ce que vous avez de personnel et d'intime ne l'est désormais plus : envie de vous masturber ? Votre semaine de règles ? Envie de silence ? Et ben non... Faut s'imaginer à quel point c'est dégueulasse et inhumain de faire subir ça à des gens, et dans les prisons je met dans le même sacs les lieux pour mineurs ainsi que les lieux pour les sans papiers... Vous ne mettriez même pas votre chien là dedans. C'est ignoble et j'ai franchement honte de vivre dans une société pareille. Le crime de la société envers ces gens est bien pire que la somme de tous leurs crimes réunnis. Parce qu'il faut dire aussi que la prison c'est une vie volée, parfois les gens sont enfermés pendant des années, si vous accouchez en prison votre enfant vous sera enlevé au bout des premiers mois et sera placé en famille d'accueuil, et en sortant pas sur que vous le reverrez puisque ce sera au bon vouloir de la société... On ne peut que se révolter de tout ça. Un monde sans prison est possible, et un monde sans prison serait même fondamental.
Surtout ne soyez jamais enfants ou on vous forcera à être un mouton, ne soyez jamais malade ou vieux, et n'enfreignez pas les lois... Si vous êtes de ceux là, alors vous avez de la chance, beaucoup de chance.
08 janvier 2009
Les amis de mes amis sont mes voisins
Je suis sur facebook depuis plus d'un an et demi, y avait pas encore grand monde et le site était en anglais. En fait c'est maintenant que ça commence à m'interesser, j'avais un peu laissé tomber l'affaire mais je m'y suis remise très récemment. En fait ouais j'ai retrouvé des gens que j'ai bien connu et tout ça, mais pas forcément ceux que j'avais spécialement envie de revoir, alors que maintenant y a des tas de gens que je suis bien contente de "revoir" enfin en tout cas d'avoir des nouvelles. Franchement c'est agréable de voir qu'untel est marié, untel a eu un bébé, untel travaille à Buenos Aires, ...
En fait sans facebook avant on était plutôt privés de la suite de l'histoire et on se disait : mais qu'est devenu machin ? Parfois avec du bol on croisait un ou l'autre dans la rue entre deux magasins, mais c'était tout.
Par contre je trouve les gens assez pudiques et déconnectés de leur passé. Enfin pas tous, mais la plupart, comme si ce qui avait de l'importance pour eux auparavant n'en avait plus tellement ou alors de façon anecdotique. Et puis t'en as d'autres aussi qui restent carrément sur leurs positions : c'était la gueguerre avant, et ça n'a pas changé ensuite.
Dans tout ça difficile de savoir si réellement une personne a du plaisir à vous contacter et à vous demander : alors que deviens-tu ? D'autant que comme je le dis je pense que les gens sont pudiques et même si ça leur fait plaisir ils vont faire les blasés alors que sans doute après ça repensent-ils à nous, même de façon furtive... Que les autres sont étranges pour moi (c'est une chouette phrase non ? ^^).
En tout cas moi ça me fait du bien, et ça m'amuse. Par exemple j'ai retrouvé un type qui était dans ma classe au collège et avec qui je n'avais pas été toujours très gentille et je m'en étais toujours voulue, et bien on en a discuté et ça nous a fait du bien à tous les deux (enfin c'est ce qu'il m'a dit ^^). Ou bien l'inverse, j'ai retrouvé une fille qui ne pouvait pas m'encadrer et qui m'excluait tout le temps, et je l'ai ajoutée pour voir ce que ça donnerait et franchement maintenant elle est assez sympa avec moi :) (oui bon je suis une grande naïve, c'est vrai qu'est ce qui l'empêche de dire le contraire de ce qu'elle pense ^^).
Et puis parfois ça fait bizarre de voir que deux personnes se connaissent et qu'on ne le savait pas, même parfois des personnes assez proches de nous actuellement. Y en a que franchement je n'aurai jamais vu "ensemble" en tant que connaissances ou amis (mais peut être que je connais des gens qui se fichent pas mal des classes sociales, et de tout ce qui peut différencier une personne d'une autre, c'est cool non ?).
Bon d'accord souvent tout en reste souvent à : que deviens-tu blablabla. Mais j'ai déjà renoué plusieurs contacts via Facebook depuis que j'y suis. Mais d'un autre côté, même si les choses ne vont pas plus loin les autres fois, ça fait tout de même plaisir.
Par contre il y a 5 personnes que j'ai toujours voulu revoir et dont je cherche l'adresse ou le téléphone un peu partout, sur le net, via d'autres connaissances etc et que je n'ai toujours pas retrouvé, c'est surtout ceux-là moi que je voulais revoir ^^ (m'enfin vu que tout le monde fini par s'inscrire sur Facebook, je ne perds pas espoir). Aujourd'hui elles étaient encore 6, mais j'ai retrouvé un grand ami de mon enfance donc il n'en reste plus que 5 :).
Avant je me disais que j'ai le temps etc pour retrouver les gens que je veux revoir, que je suis encore jeune et par conséquent eux aussi, mais très franchement je ne ferai plus cette erreur, parce que j'ai trop tardé avant de vraiment m'activer à rechercher quelqu'un et à peine on s'était retrouvé et il est mort... et depuis que je me suis rendue compte que la vie était si fragile, j'ai pas de temps à perdre :).
Et puis aussi par exemple, ma classe de rhéto (Terminale en France), l'année qui a suivi notre sortie de l'école, un des élève est mort dans un accident de voiture, et franchement ça peut arriver à tout le monde, on a tendance à croire que ce n'est que quand on a 40 piges qu'on peut s'attendre à ce qu'un de ses camarade de classe soit mort, mais non, à 18 c'est possible aussi. Enfin bref, du coup grâce à Facebook je revois des gens à qui je pense très souvent et qui me manquent (et à qui je manque peut être ? qui sait :) ).
J'vais vous dire j'ai même retrouvé des gens avec qui je chattais quand j'avais 13 ans en 96-97 et qui se souvenaient de moi ^^, et ça c'est complètement dingue je trouve :).
On entends beaucoup parler des dangers de Facebook, alors j'avais envie d'un peu rétablir l'équilibre (enfin à ma petite échelle de blogueuse) parce qu'il y a aussi du positif dans Facebook, grace à ça internet ressemble encore plus à un village, et moi j'aime savoir que mon voisin ou ma voisine c'était la petite fille à qui je tirait les couette ou l'ado dont j'étais amoureuse en secondaire ^^.
05 janvier 2009
Tous canadiens
En Europe, le froid, la neige, les congères et le verglas on avait tout oublié, il faisait si bon, si doux l'hiver, et il pleuvait en été. Je crois que les climatologues qui sont tenus par la rigueur scientifique ne seraient pas d'accord avec moi mais je pense qu'il faut s'attendre à passer par les deux extrèmes du thermomètre dans les prochaines années en hiver comme en été. Serait-on déjà dans le rouge niveau climat ? On pourrait penser que oui. Je n'avais plus vu autant de neige à Namur depuis ma petite enfance (mais là, la meuse avait carrément gelé et ma mère marchait dessus ^^).
Plus autant de neige depuis 20 ans, nous voilà donc dans la merde jusqu'au cou. Nous ne sommes pas habitués à de tels climats, ni équipés pour. Ma génération n'est pas spécialement habituée à passer des hivers rudes, à s'habiller chaudement, à savoir quand il faut ou ne faut pas sortir, bien isoler la maison, etc etc.
Mon homme est coincé à Bruxelles, ça fait déjà deux heures qu'il attends pour rentrer, je croise les doigts pour que ça se passe bien. Mais il n'a pas de bonnet, d'écharpes ou de gants, voilà seulement depuis tout à l'heure que j'ai sorti tout l'attirail au cas ou demain ça se reproduit (ce qui est fort probable, cette nuit il va neiger, et s'il ne neige pas, c'est le verglas qui va s'occuper des routes).
L'autre jour en Suisse il a fait -25 °C c'est un peu dingue quand même. Imaginez -25° chez vous, le froid mordant qui vous coupe le souffle, les congères, un mètre de neige... on est vraiment pas prèt pour ça, et pourtant faut il s'attendre à ce que ça arrive maintenant ? J'ai l'impression que l'hiver qui commence à peine a encore des choses à cracher.
Est-ce que c'est une partie du prix à payer ? Encore une fois les climatologues diraient que non qu'on connait un hiver rude mais qu'il faut que la situation devienne répétitive d'année en année pour parler de changement climatique... Oui mais moi je ne suis pas une scientifique et j'imagine assez bien passer des hivers canadiens en Belgique...
Au Canada ils sont habitués, équipés et préparés à ce genre de situation. Ici sur les axes principaux y avait même pas de camion à sel, il n'est pas passé de la journée, bonjour les glissades demain ! Par exemple là bas il y a des galleries commerçantes en sous-sol, pour que les gens fassent leurs courses au chaud et leurs maisons sont préparées en conséquences, ils savent quoi faire lorsqu'il fait froid, qu'il neige et qu'il gèle, mais pas nous. Ils sont même beaucoup plus familiarisés avec le télé-travail ainsi que bien équipé pour ça. Dire qu'ici 10 cm de neige paralysent presque tout un pays, je crois qu'ils rigolent bien là-bas ^^.
Dans mon appart on passe un sale hiver. Avec du simple vitrage qui laisse passer des courants d'air, le toit même pas isolé et un seul chauffage dans le salon. Dans la chambre par exemple il gèle carrément. Certaines nuits je n'y dors même plus, ça me coupe le souffle et c'est comme ça que je suis tombée malade l'autre jour, alors je dors dans le canapé, juste devant le chauffage.
Une petite pensée à tous ceux qui sont coincés sur les routes, ceux qui n'ont plus de courant à la maison et surtout ceux qui se voient contraint de passer la nuit dehors. Vu le peu de réactivité des pouvoirs publics on peut s'attendre à une vague de froid mortelle pour les plus démunis... Dire qu'ils ferment leurs gares et le métro à clé la nuit ici en Belgique, bande de connards.
Tout de même il me faut tempérer mes propos (héhé), nous ne sommes pas (encore ^^) dans le jour d'après à 50 mètres sous la neige en train de bruler des livres dans une bibliothèque. Cependant préparons nous à ce que ça empire d'année en année. Ce qui est sur c'est que l'année prochaine quand le froid sera là je serai prête avec une armée de pulls, de gants et de bonnets ainsi que d'écharppes et de moonbots, de combinaison de ski et le principal : surtout pas de bagnole ^^.
